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Certains locataires ne sont pas encore rentrés de vacances : ils auront une mauvaise surprise à leur retour. Une dizaine de cabanes ont été démolies. |
Un tractopelle qui finit dans la Seine après avoir arraché des grillages et dévasté une dizaine de cabanes : l’affaire est peu banale. La police de Mantes est toujours sur les traces du mystérieux conducteur qui a saccagé les jardins familiaux en bord du fleuve, à Limay, dans la nuit du samedi 24 juillet.
« C’est la deuxième fois que l’on s’en prend à mon jardin, raconte un locataire du chemin des Carreaux, à Limay, avec une pointe de colère dans la voix. Le 12 juillet, quelqu’un avait arraché ma porte. Le 24, on a carrément écrasé ma cabane avec un engin de chantier. Ma cabane, et aussi une dizaine d’autres dans le voisinage. J’habite le Val-Fourré. Je viens ici depuis cinq ans avec ma famille pour cultiver des légumes et profiter du jardin. Je ne comprends pas ce qui arrive ».
Dérobé devant la mairie
L’engin, un tractopelle, a été volé la nuit du saccage, à Limay, devant la mairie, avenue du Président Wilson, sur un chantier de l’entreprise Colas qui aménageait la voirie.
Le conducteur s’est ensuite rendu en bord de Seine où il s’est déchaîné sur les petites habitations de tôles et de planches, en pulvérisant certaines, en épargnant d’autres... « L’engin a simplement défoncé le portail de notre jardin mais il est resté à l’entrée de la parcelle », témoigne Michel Langlet, responsable des Restos du Coeur. Plus au Sud, sous la rocade qui surplombe le quai, les jardiniers ont eu moins de chance : sept ou huit baraques ont littéralement explosé sous les coups de la pelle.
Difficile à conduire et à manier
« N’importe qui ne peut pas mettre en marche, conduire et manier un tractopelle, souligne le maire de Limay, Jacques Saint-Amaux. Et si l’on observe les bords de Seine, on s’aperçoit que le voleur, qui en avait après les cabanes, a épargné les plantations. Des éléments qui devraient réduire le champ des recherches de la police ».
Pour le moment, l’enquête se poursuit. La piste d’un locataire mécontent d’avoir dû quitter les jardins - propriété du Port Autonome - est à l’étude.
Le 24 juillet, après avoir passé ses nerfs sur les cabanes, le conducteur s’est débarrassé de son bélier métallique en le précipitant dans la Seine. Les pompiers, prévenus le dimanche matin, sont intervenus aux environs de 11 heures, avec deux équipes de trois plongeurs venus de Poissy, les Mureaux, Vernouillet et Conflans, pour s’assurer qu’il n’y avait aucune victime à bord. L’engin a ensuite été sorti de l’eau au moyen d’une grue par l’entreprise Colas, assistée des services techniques de la ville de Limay.
Cinq bennes pour les locataires
Depuis fin juillet, la commune a mis à disposition des locataires cinq grandes bennes bleues afin qu’ils se débarrassent des débris de leurs cabanes. Elles seront laissées sur le site jusqu’à ce que toutes les victimes du démolisseur rentrent de vacances.




