Le 7 mai 2000, un coup de foudre avait provoqué l’implosion du clocher de l’église Saint-Nicolas. La reconstruction du clocher de l’édifice religieux datant du XIe siècle, a commencé.
« Les armatures métalliques intérieures avaient fait masse. L’orage du 7 mai 2000 avait complètement détruit le clocher de l’église Saint-Nicolas », rappelle Louis Béziat, premier adjoint au maire. Le chantier de reconstruction de la tête de cet édifice historique débute en ce moment. Les premières rangées de pierre ont été posées. Le coût total du marché hors frais d’architectes et de surveillance du chantier est de 236 000 euros environ (pris en charge par l’assurance). Le classement de l’édifice prescrit l’obligation d’utiliser des pierres de la carrière de Saillancourt (située sur la commune de Sagy). Pour la petite histoire, des pierres extraites de la même carrière ont été utilisées pour la construction du pont d’Iéna et du pont de la Concorde à Paris. « Nous avons dû rouvrir la carrière de Saillancourt », indique Louis Béziat.
L’église de Tessancourt originelle date du milieu du XIe siècle, et a été reconstruite au XVe siècle, c’est la première du Vexin construite avec de la pierre de Saillancourt. La nef de l’église de quatre travées à piles circulaires et arcades remonte à la fin du XIe siècle, tandis que la belle charpente aux poinçons moulurés cachée par un plafond lambrissé date du XVe siècle. De l’église originelle, doit être rattaché le fût du clocher justement, élevé à la croisée, dont le sommet avait déjà été reconstruit.
Plan de calepinage
« La reconstruction du clocher relève d’un vrai travail d’art », souligne l’élu de Tessancourt, « il a fallu réaliser un plan de calepinage pour respecter la géométrie du clocher et retrouver sa hauteur initiale ». Le travail d’alignement des pierres va se réaliser en plusieurs tranches, par coupes, et pour cela chaque pierre doit être taillée bien spécialement (aucune face n’est perpendiculaire), selon un mode de rétrécissement pour arriver jusqu’à la pointe.
L’entreprise a été confiée à la société de maçonnerie MPR située à Aubergenville, qui habituellement est maître d’ouvrage pour les monuments historiques.
La durée prévisible des travaux sera de six à huit mois. Après les travaux de maçonnerie, suivront des interventions pour renforcer la charpente et la couverture, suite au coup de foudre la chute des pierres avaient entraîné des dégâts aux couvertures sous-jacentes de l’église sans toutefois transpercer les lambris des bas-côtés. L’horlogerie sera remise en état ensuite, et un paratonnerre sera posé pour éviter que la foudre ne retombe sur l’église. Les derniers travaux de rénovation de l’église Saint-Nicolas datent de 1997, ils avaient permis la restauration de la façade occidentale.
Repères
Une charte de Galéran Ier, comte de Meulan, datée d’octobre 1056 mentionne Tessancourt comme faisant partie d’une terre donnée aux moines de Jumièges.
En 1069, l’église Saint-Nicolas est remise à l’abbaye du Bec par le comte de Meulan.
A la fin du XIIIe siècle, Jean de Banthelu devient seigneur de Tessancourt.
Au XVIe siècle, la seigneurie de Tessancourt passe dans la famille de Vion.
Au XVIIIe siècle, le fief de l’église de Tessancourt comprenait l’église, le cimetière et son pourtour, et un arpent de terre relevant du seigneur suzerain de Meulan.
Un acte notarial de 1780 transmet la seigneurie au roi et au prince de Conti.




