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Canoë-kayak : Les frères Couton sur la route d’Athènes
Présélections olympiques
Le Courrier de Mantes
Publié le:  24 décembre 2003

Mickaël Couton : “La route est encore longue”.

Les deux jumeaux de l’AS Mantaise, Mickaël et Gérald Couton, reviennent d’un premier stage de préparation avec l’équipe de France de course en ligne.

A Temple-sur-Lot, en Dordogne, le stage a permis d’évaluer les athlètes, de tester différents équipages et de sélectionner une équipe qui participera à un second stage, au Maroc, en janvier prochain. Ce n’est que la deuxième étape d’une série d’épreuves qui aboutira, au final, au Jeux Olympiques d’Athènes. Mickaël, qui parle également pour son frère, revient avec nous sur ce qui les attend, sur leurs ambitions, leurs projets.

Le Courrier de Mantes : Comment s’est passé le stage ?

Mickaël Couton : Eprouvant. Et les conditions climatiques ne nous ont pas favorisées. Le bilan que nous en tirons est relativement positif. Nous sommes pour le moment dans les 10 premiers en C1 (canoë monoplace), nous y allons doucement car la saison est longue.

L.C. : Et les relations avec les autres athlètes et les entraîneurs ?

M.C. : Assez bien même si on sent qu’il y a déjà beaucoup de compétition entre les athlètes. Sur chaque entraînement, ils ont l’impression de jouer leur sélection. C’était de la concurrence 24 heures sur 24. Ce n’est pas notre état d’esprit et ça a donné lieu à quelques tensions. Avec l’entraîneur, c’était autre chose. Il n’est pas vraiment d’accord pour que Gérald et moi fassions le C2 (canoë biplace). Mais c’est pourtant notre objectif premier et on lui a demandé de nous faire confiance.

L.C. : Vous sentez-vous désormais bien intégré à l‘équipe de France ? On vous a quelques fois reproché de n’en faire qu’à votre tête.

M.C. : L’intégration s’est bien faite, oui. La différence vient en fait d’une mentalité qui n’est pas forcément commune aux autres athlètes. Nous avons notre manière de fonctionner et jusqu’à présent, elle a donné satisfaction. Nous aimons nous entraîner à Mantes par exemple plutôt que d’être sur un pôle, loin de nos proches, de chez nous. Beaucoup d’entre eux ont des conventions et travaillent à mi-temps. Nous ne voulons pas nécessairement de ça. Nous sommes beaucoup aidés et on apprécie d’autant plus, telle une récompense, ce que l’on nous accorde. On ne veut pas tomber dans la routine.

C.M. : Au bout du compte il y a les JO. Quelles étapes devrez vous franchir avant ?

M.C. : La route est encore longue ! Déjà nous allons faire un stage au Maroc pendant six semaines. Il s’étale sur trois périodes de deux semaines avec à chaque fois une semaine de transition ce qui nous permettra de revenir ici. C’est Grigore Obreja, notre entraîneur, qui se chargera du planning durant ces semaines de transition. Nous partons le 5 janvier et le stage se terminera le 16 février. Suite à cela, nous connaîtrons les athlètes qui feront les sélections à Mantes au mois de mars (lire plus bas). Les sélectionnés iront ensuite aux championnats d’Europe en Pologne en mai où ils essaieront de réaliser les quotas pour les jeux.

C.M. : Pour le moment, aucun Français n’a réalisé ces fameux quotas. En imaginant que personne n’y arrive, ça ferait un peu bizarre qu’il n’y est pas de Français sur la ligne de départ lors des JO, non ?

M.C. : Tout à fait. C’est même impensable. Déjà à Atlanta il n’y avait qu’un seul C1 et aucun à Sydney ! Depuis ces Jeux, il y a eu une évolution importante et les Français n’ont pas tout à fait suivi la même voie. Les athlètes des grandes nations de la course en ligne comme l’Allemagne, la Russie ou la Hongrie ont, là aussi, une mentalité sportive que l’on n’a pas en France. Et c’est ce qui fait la différence.

C.M. : Vous semblez être tous deux très attachés à votre ville et votre club.

MC : C’est vrai. Et on trouve ici tout ce qui nous convient. C’est pour cela qu’on ne veut pas aller autre part. Tout n’est pas encore tout à fait là pour qu’on puisse s’entraîner au mieux, une salle de musculation par exemple, mais on fait avec. Quant au club, c’est là que j’ai donné mes premiers coups de pagaie et je veux y être fidèle. Je me fais d’ailleurs du souci pour lui, pour son avenir car la relève tarde à venir. Les effectifs sont d’ailleurs en baisse.

C.M. : L’étape la plus importante pour vous se jouera finalement à Mantes.

M.C. : Oui, et c’est vraiment bien de pouvoir courir cette sélection chez nous. On s’y sent bien, on connaît bien le bassin, nous y avons un peu de public aussi et ça aide quand même pas mal.

Propos recueillis par Sébastien Malderez


Les sélections pour l’Europe se joueront à Mantes

Doté d’une renommée nationale qui n’est plus à faire, c’est encore le stade nautique de Mantes la Jolie qui accueillera la plus importante épreuve de course en ligne de l’année. En effet, du 18 au 21 mars 2004, les meilleurs athlètes français tenteront de décrocher leur billet pour les championnats d’Europe qui auront lieu en mai et qui permettront aux Français, espérons-le, d’atteindre les quotas pour les Jeux Olympiques d’Athènes.

Une équipe olympique complète repartira donc de Mantes la Jolie. La concurrence y sera rude : seuls les vainqueurs seront retenus.


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