Le magasin Val Prim a été la cible de cambrioleurs, tôt lundi matin. Samedi, l’exploitant d’un bazar a subi un jet de lacrymogène lancé par trois individus. Face à la multiplication d’attaques en cette fin d’année, des commerçants du centre commercial Mantes 2 viennent d’adresser une lettre de protestation aux “autorités”. Pour être entendus, ils n’écartent pas l’hypothèse d’une grève.
“Nous en avons tous assez de cette situation et désirons protester par une grève de l’ensemble des commerçants s’il n’y pas de suite concrète.” La colère et la lassitude ont envahi les esprits des commerçants de la “dalle”. Victimes de cambriolages ou d’agressions depuis quelque temps, ils ont adressé une lettre aux pouvoirs publics lundi pour leur faire part de leur exaspération, montée d’un cran après le cambriolage dont a été la cible le magasin Val Prim, dans la nuit de dimanche à lundi.
“La vidéo surveillance fonctionne-t-elle ?”
Vers 7 heures, un des employés rentre dans les locaux pour y prendre son service lorsqu’il aperçoit, sans vraiment faire attention, trois individus, le visage découvert, au premier étage. Pensant qu’il s’agit d’autres salariés, il les salue rapidement, mais se rend compte que l’un d’eux tente de se dissimuler la tête avec un bonnet noir. Les trois individus tentent, en effet, d’ouvrir le coffre-fort de l’établissement au moyen d’une meuleuse. L’employé réalise alors qu’il ne s’agit pas de collègues et sort aussitôt du magasin. Les malfaiteurs ne demandent pas non plus leur reste et abandonnent sur place le coffre-fort. Une enquête des policiers de Mantes est actuellement en cours.
Deux jours plus tôt, un bazar du centre commercial avait été la cible d’un hold-up, selon nos informations. Là encore, trois individus auraient pénétré dans le commerce, armés d’un pistolet et d’une bombe lacrymogène. Un des exploitants du magasin aurait fait les frais de l’agression et reçu du gaz irritant dans les yeux. Les auteurs se seraient emparés des caisses du magasin avant de prendre la fuite.
Selon le courrier des commerçants, ce ne sont pas moins de quatre enseignes du Val-Fourré qui auraient été ainsi braqués en quelques jours. Le site est certes équipé de plusieurs caméras de vidéo surveillance depuis 2000, mais “fonctionnent-elles ?”, s’interrogent-ils. Les commerçants réclament surtout plus de “patrouilles de police et un meilleur éclairage” de la “dalle”.




