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Une trentaine de salariés, sur les 120 employés que compte la filiale mantevilloise, se sont mis en grève toute la journée de lundi. |
« Tiens, voilà nos lettres de licenciement ! », lance ironique un des grévistes au passage d’un véhicule de La Poste. Depuis 7 h 30, une trentaine de salariés s’est mis en grève devant l’entreprise mantevilloise de la rue des Cordeliers, lundi. Ils ont ainsi manifesté leur inquiétude à l’annonce du rachat du groupe, donc de leur société spécialisée dans la maintenance industrielle et la chaudronnerie, au groupe Vinci.
« Ce projet est à l’étude, mais nous nous posons beaucoup de questions, explique José Mendès, élu du comité d’entreprise et délégué du personnel. Déjà, le directeur de Mantes-la-Ville a été remercié. Une autre filiale du groupe à Honfleur, qui a été rattachée à Mantes, va peut-être aussi perdre son directeur. On commence à se demander qui va être gardé ! D’après ce que j’ai pu apprendre, 200 personnes devront partir pour que le rachat ait lieu. Les départs en retraite seront-ils remplacés ? Que deviendront les contrats d’apprentissages ? »
Une rencontre entre le représentant du personnel et de la direction (son directeur des ressources humaines et un des directeurs de secteur) a eu lieu lundi matin. Des questions liées aux salaires, aux congés payés ont été abordées pour préparer l’éventuel rachat du groupe.
« Nous avons surtout demandé à ce que le comité d’entreprise soit consulté pour la vente de la société, puisque c’est une obligation », reprend José Mendès.
« Pas de licenciement sec »
« Nous sommes en cours de négociations avec Vinci, a déclaré de son côté Yves Carbonier, responsable des ressources humaines. Rien n’est conclu pour l’instant. Les inquiétudes sont légitimes, mais tout le monde sera repris. J’en donne la garantie. Il n’y aura pas de licenciement “sec” ».
Le groupe Aulafi est né de la création en 1957 de la société CPTC (chauffage, plomberie, couverture, tuyauterie), par Louis Aulard. Il rassemble aujourd’hui quatorze sociétés, implantées sur de nombreux points du territoire, mais essentiellement en région parisienne. Ces filiales réalisent de 3 à 8 millions d’euros de chiffre d’affaires chacune et emploient plus de 800 personnes, selon le site internet de la holding.
« Valtim restera à Mantes »
La vente de l’ensemble du groupe est guidée par une stratégie de « complémentarité » des activités avec l’acheteur potentiel, selon le responsable des ressources humaines. Les négociations entre les deux industriels pourraient être achevées au mois de janvier. « Mais rien ne dit que la vente aura lieu, insiste Yves Carbonnier. Valtim, qui emploie 120 personnes, restera à Mantes-la-Ville », affirme-t-il par ailleurs.
Les salariés ont poursuivi leur grève lundi après-midi. Une reprise du travail était envisagée pour mardi matin, selon José Mendès. « Nous referons le point tous ensemble, vendredi », a-t-il assuré.




