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Jean-Marie Ripart est le conseiller technique de la Plateforme d’initiative locale. |
La plateforme d’initiative locale offre depuis trois ans une aide au financement à taux zéro aux créateurs d’entreprise.
Wilfried Willemart, le patron de la toute jeune entreprise muriautine d’aide à la personne « Aide et Multiples services » dont nous avons relaté l’expérience à l’occasion du salon des créateurs du Val de Seine a bénéficié du soutien de la Plateforme d’initiative locale.
Le dispositif lui a permis d’obtenir un prêt d’honneur à taux zéro de 7500 euros. La Plateforme d’initiative locale, qui rassemble des entrepreneurs divers, des établissements bancaires, des cabinets d’experts comptables au sein de l’association Val de Seine Initiative (EADS, Renault, France Telecom, EDF, la Société Générale et la Banque populaire entre autres, sont membres de l’association Val de Seine Initiative), accorde des prêts qui sont souvent d’un grand secours pour les créateurs. « Le prêt a un effet levier sur les banques, lorsqu’elles sont un peu frileuses… », explique Jean-Marie Ripart, le directeur du CBE et le conseiller technique de la Plateforme.
Le dispositif brasse environ 180 000 euros par an de fonds mutualisés. L’épargne locale (mobilisée auprès des entreprises, banques experts-comptables) est abondée par les apports publics (collectivités locales - communes, conseil général, conseil régional). La commission où siègent les chefs d’entreprise et les institutions bancaires examine 20 à 23 dossiers par an, et accorde des prêts d’un montant compris entre 4570 et 22 867 euros (9442 euros en moyenne). En trois années d’existence, soixante-neuf dossiers ont été soutenus par la plateforme, 86 projets ont été présentés en comité d’agrément.
Le grand oral devant la commission
Chaque fin de mois, ce comité d’agrément examine les nouvelles demandes (environ 4 dossiers), et les créateurs viennent eux-mêmes défendre leur projet. D’une certaine manière, ils passent le « grand oral ». « Il est arrivé que nous refusions de très bons dossiers lorsqu’il apparaissait que le candidat n’était pas l’initiateur de la création d’entreprise », précise Jean-Marie Ripart.
Le prêt est accordé à la société, pas à la personne, et vient toujours renforcer un apport personnel d’un montant souvent équivalent. Le seul critère obligatoire d’attribution impose de résider sur une des quinzes communes du Comité de bassin d’emploi.
Devant le succès de ce dispositif d’aide aux créateurs, le conseil d’administration de l’association voudrait étendre la Plateforme à d’autres communes. L’équipe de la PFIL est très souvent obligée de refuser des dossiers de création situés en dehors du périmètre.
Côté chiffres de la création, en 2002, 230 créations aidées ont été enregistrées par le Comité de bassin d’emploi du Val de Seine. « Un chiffre qui devrait connaître une croissance en 2003 », explique Jean-Marie Ripart. Mais ce dernier explique aussi que les liquidations d’entreprise ont été très nombreuses en 2002. Dans les faits, 50 % des entreprises nouvelles disparaissent avant trois ans (80 % des échecs s’expliquent par des problèmes de trésorerie).
« Il y a une véritable volonté politique de créer de l’activité et des emplois sur le territoire », note Jean-Marie Ripart. « Les élus locaux se sont rendus compte qu’il ne suffisait pas de faire venir des entreprises pour dynamiser le tissu économique local ». Le soutien à la création d’entreprise par le biais de ce dispositif répond à la nécessité de renouveler et de densifier le tissu économique local, en aidant la micro-initiative issue pour partie, dans le Val de Seine, des quartiers « sensibles ».




