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Christian Canoville était appuyé par une trentaine de militants CGT. |
Préambule d’une séance qui s’annonçait très technique, l’arrivée en force d’une trentaine de militants de la CGT a relégué au second plan, du moins temporairement, le relèvement des tarifs de l’eau et les conventions sur les transports publics à l’ordre du jour du conseil de Camy, mercredi soir.
Le syndicat était venu faire part de sa protestation et de son émotion, à la suite du cambriolage et des dégradations dont les locaux de l’union locale avaient fait les frais dans la nuit du 15 au 16 novembre. Les locaux appartenant à la Camy, le secrétaire de l’UL, Christian Canoville, était aussi venu demander au conseil et à son président Dominique Braye, ce qu’il comptait faire pour les protéger.
Apparemment, le dialogue avait eu du mal à s’engager. « Ce matin vous n’aviez pas le temps de nous recevoir, nous, on a pris le temps de venir vous voir » lançait d’emblée le représentant de la CGT, du fond de la salle. Interruption de séance par Dominique Braye (UMP, rappelons-le) qui propose alors « d’écouter nos camarades de la CGT… ». Ambiance.
Pour Christian Canoville « il ne s’agit pas d’un cambriolage ordinaire. C’est la CGT en tant qu’organisation syndicale qui était visée ». Il en veut pour preuve les inscriptions sur les murs. « L’isolement des locaux, ne peut qu’inciter les auteurs à revenir, poursuivait-il. La CGT n’est pas une association de pêcheurs à la ligne… il est du devoir des pouvoirs publics de reconnaître notre organisation en tant que telle ». Et donc d’assurer sa sécurité. « En conséquence, la CGT pose à nouveau la question d’un gardiennage physique, supprimé lors de son relogement » concluait-il avant de demander « l’accélération des travaux pour la remise en état de nos locaux ».
« Tous les autres syndicats nous ont donné des numéros de téléphone, pour les relier au système d’alarme, sauf vous ! » leur a rétorqué Dominique Braye, qui s’est dit cependant « outré par ce cambriolage ». « Les locaux, qui ont coûté 8 millions de francs à la CAMY, sont dans une zone industrielle, c’est vrai. Tout le monde s’y sent bien, sauf la CGT ! Le temps de l’assistance est terminé. Faites venir l’expert et faites jouer l’assurance. Pour le reste on verra en conseil communautaire ». Huées du côté de la CGT « Ce n’est pas à nous d’assurer notre propre sécurité », lance un syndicaliste.
Intervention d’Alain Robinet, adjoint de Mantes et ancien président de l’association de parents d’enfants inadaptés, qui rappelle que le CAT a lui aussi été victime de vols, mais qu’à l’époque « à aucun moment la CGT, pourtant voisine, ne s’est mobilisé. Au contraire vous avez refusé d’examiner les solutions que nous proposions ! ». Nouvelle montée d’adrénaline du côté des syndicalistes qui crient à la provocation.
Le responsable de l’Union départementale considère, lui, que c’est « la visibilité de la CGT dans la région mantaise qui est en cause » et que ces « intimidations sont liées à son activité notamment sur les questions sécuritaires ». Il propose à Dominique Braye de constituer un groupe de concertation. « Qu’on se mette autour d’une table et que l’on discute ».
Une proposition reprise par Bernard Moreau, de Guerville. « Je ne pense pas qu’on avancera en se lançant des choses à la figure » explique-t-il appuyant au contraire « l’idée de la rencontre sur les questions de sécurité de l’ensemble de cette zone. Je vous demande de recevoir la CGT pour voir quelles solutions trouver ». Dominique Braye n’a pas dit non, mais a promis de réunir le bureau communautaire.




