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Eric Giraud, président de l’Envol : “L’Envol était-il visé ? Est-ce dû au hasard ? Tout cela reste écœurant.” |
En début de soirée samedi, les bureaux et les ateliers de production du CAT, situés dans la zone industrielle de la Vaucouleurs à Mantes-la-Ville, ont été saccagés. Peu d’objets ont été volés, avançait la direction de l’Association de parents et d’enfants inadaptés l’Envol, lundi matin. Cet acte de vandalisme survient deux semaines après celui qu’a connu les locaux de la CGT, situés sur le même secteur de la commune.
Un montant de porte totalement arraché du mur, des vitres brisées à l’extincteur, un ordinateur pendant par une fenêtre, des téléphones portables écrasés sur le sol, les portes de la quasi totalité des armoires arrachées, des documents administratifs déversés sur les bureaux, des distributeurs de boisson sérieusement détériorés, etc. Triste spectacle que celui découvert par les responsables du centre d’aide par le travail (CAT), dimanche matin. Dans la soirée de samedi, les locaux de la rue de la Cellophane ont été la cible de vandales. L’essentiel des dégâts a été commis dans les bureaux du premier étage. Ceux des ateliers de production, au rez-de-chaussée, semblent avoir moins souffert. En tout cas, lundi matin, seule des vitres et des tiroirs d’armoire métallique cassés constituaient encore des traces de passage des intrus. “Près de la totalité des locaux ont été visités, estime Eric Giraud, président de l’association dont dépend le CAT. Heureusement, ils n’ont pas détérioré les deux machines de production.”
“L’Envol visé ou choisi au hasard ?”
Selon les témoignages recueillis sur place, peu d’objets ont été dérobés. Les clefs d’un élévateur, 100 euros en espèces auraient disparu.
Les faits ont été vraisemblablement commis en début de soirée : “Le gardien a fait une ronde à 19 heures, reprend Eric Giraud. A cette heure-là, il n’y avait rien à signaler. Lorsqu’il est repassé vers 23 heures, il a vu des pièces éclairées.”
Des traces sur une porte d’entrée latérale laissent penser que c’est par cet endroit que les vandales se sont introduits dans le bâtiment. Les policiers de l’identité judiciaires sont passés pour effectuer les relevés d’usage dimanche après-midi.
“Le vol ne paraît pas être la motivation principale des auteurs, pense Eric Giraud. Est-ce un acte de vandalisme gratuit ou cherchaient-ils quelque chose de précis ? Nous n’avons rien à cacher. L’Envol était-il visé ou a-t-il été choisi au hasard ? Tout cela reste écœurant.”
Préjudice “moral”
Interrogé sur une estimation du préjudice, le directeur général René Plumet affirme qu’il est “davantage moral plus que financier”. Pour les 200 salariés de l’Envol et ses travailleurs handicapés en particulier, psychologiquement plus fragiles, le coup est dur. “Tout le monde ne parle que de cela dans les ateliers, convient Eric Giraud. On ne leur cache rien, de toute façon. Mais le fait de perturber leur environnement les trouble.”
“On est un peu stressé, c’est pas la première fois”, lance justement une salariée handicapée dans un atelier. “Nous avons déjà été cambriolés, mais c’était à Buchelay, précise le président. Depuis que nous sommes ici, nous n’avions pas eu de problème jusqu’à lors.”
Les locaux de la rue de la Cellophane n’étaient pas protégés par un système d’alarme. “Nous en avions à Buchelay, mais pour Mantes-la-Ville, le conseil d’administration a choisi de prendre les services d’une société de gardiennage et d’un maître-chien.”
Un dépôt de plainte a été déposé lundi après-midi. L’enquête est en cours.
Deux saccages en deux semaines
La répétition des actes au même endroit, sur une courte période, soulève la question de la sécurité sur la zone de la Vaucouleurs.
En effet, les bureaux de l’union locale de la CGT ont été eux aussi la cible de vandales au cours du week-end du 15 au 16 novembre. Là aussi des portes ont été forcées. Mais les auteurs n’étaient pas repartis les mains vides. Ils s’en étaient pris au coffre fort du syndicat, éventré au moyen d’une disqueuse pour dérober des CD ROM, près de 2 000 euros en espèces, carnets de chèques, etc. Deux unités centrales contenant des données “sensibles” selon le syndicat avaient aussi disparu.
Une trentaine de militants s’est “invitée” au conseil d’agglomération mercredi pour faire part de son émotion et de sa protestation. Leurs locaux appartiennent à la CAMY.




