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Daniel Demaison a voulu montrer sa force en lançant sa campagne appuyé par les élus qui le soutiennent. |
Sorti par l’UMP, le conseiller général sortant du canton d’Aubergenville se représente. Il s’appuie sur le bilan de ses deux mandats passés et sur le soutien de 135 élus municipaux de son canton.
« Ma légitimité ce sont eux ! ». Dans la salle des fêtes de Maule, Daniel Demaison fait face à la presse. Derrière lui, près de 80 élus du canton, dont cinq maires, venus affirmer leur soutien au conseiller général sortant… mais sorti par l’UMP, victime du mode de désignation départemental des candidats. Il s’appuie légitimité du territoire, celle par qui « j’ai été désigné au vote par bulletin secret par 78 % des élus communaux, venus voter en masse le 15 septembre dernier, et non par de délégués lointains, venus des quatre coins des Yvelines ». Il n’ose pas parler de manipulation, mais c’est tout juste.
135 élus le soutiennent
Sentait-il le coup venir ? il ne le dira pas, mais le maire de Maule reconnaît qu’il a commencé sa campagne très tôt pour recueillir la signature de 135 élus de son comité de soutien « sur 200 élus du canton ». Et pour preuve de son ancrage, il poursuit : « à la suite de l’émergence d’un candidat j’ai refait le tour de mes soutiens et cinq seulement ont préféré se retirer, mais j’ai obtenu la confiance de six autres ».
Politiquement, il affirme bien haut et bien fort sa fidélité à la majorité du conseil général, mais pour l’instant se garde bien de toute étiquette. Pourtant Nicolas About sénateur UDF de Montigny et Pierre Leguérinel président de l’UDF des Yvelines étaient bien visibles dans la salle des fêtes. Alors Daniel Demaison demandera-t-il l’investiture de l’UDF ? Réponse : « C’est prématuré ! »
Visiblement, ces questions d’appartenance semblaient assez peu intéresser les élus locaux plus attachés aux « questions de terrain » et qui ont interpellé le candidat, sur ses projets intercommunaux, ou sur la sécurité, comme ce fut le cas de Gilles Collin d’Ecquevilly. « Il faudra une intercommunalité très large pour mettre en œuvre le schéma de développement économique du département », lui a répondu le maire de Maule, « mais il faudra faire attention de ne pas créer quelque chose qui coûtera plus au contribuable qu’il le lui apporte. Voyez la CAMY ! ».
Daniel Demaison compte donc sur l’effet multiplicateur des élus locaux. Pour convaincre les autres électeurs, il s’appuie sur son bilan estimant « qu’il n’a pas démérité » et citant à titre d’exemple la réhabilitation du collège d’Aubergenville ou la création récente de trois nouvelles ligne de bus sur l’A14.
Et lorsqu’on lui rappelle que la déviation de la Vallée de la Mauldre, pour laquelle il avait fait campagne dès 1992 n’est toujours pas sortie, il rétorque : « contrairement aux apparences, cela avance. C’est beaucoup trop long à mon goût. Il a fallu trente ans pour le pont de Limay… c’est la norme des grands travaux routiers dans le département ».




