Ce site d’une agence immobilière de Chicago s’adresse à une clientèle huppée. Une clientèle américaine qui aurait le goût et les moyens de s’acheter en France des “propriétés haut de gamme” (“upscale properties”). Le château des Célestins, avec ses cinq salles de réception, ses dix-sept chambres, ses sept salles de bain, sa chapelle privée, sa salle de billard, sa bibliothèque, sa vaste terrasse et sa vue imprenable sur la vallée de la Seine, y est à vendre. L’agence “Paris-Chicago Real Estate” le propose “en exclusivité”.
L’agence vante les “douze acres de terrain boisé”, et l’état d’origine du bâtiment principal construit en “L”, avec parquet, cheminées, boiseries. Cet état d’origine fait peut-être que le château “doit être entièrement rénové”, même si la chaudière a été changée en 1990. Tout cela justifie un prix de près de deux millions d’euros.
Jean-Marc Cadrot, un Français installé en Amérique, a ouvert l’agence “Pais-Chicago” après avoir exercé à Paris et New York. Il se fait fort d’appliquer dans les transactions effectuées en France, des méthodes américaines. En particulier, ses contrats sont conformes aux lois de l’Illinois - mais “nous nous assurons qu’ils satisfont aussi aux lois françaises”, prévient-il néanmoins. “Nous avons des représentants dans différentes régions qui comprennent le bénéfice qu’il y a à vendre de l’immobilier selon l’american way”, en donnant l’exclusivité de la vente à une seule agence, ce qui garantit un prix unique. Il s’agit de rassurer une clientèle que l’on a d’abord inquiétée en lui représentant qu’acheter une propriété en France peut se révéler être une “expérience terriblement frustrante” (“very frustrating experience”).
Jean-Marc Cadrot présente son équipe de spécialistes (“Marc’s team”), chargés de rechercher des propriétés de rêve. L’un de ces spécialistes, de “grande valeur”, en charge de la Normandie, est Claude Cadrot, son père, qui se trouve être le maire d’Aincourt.




