Depuis le mois de juillet, la Société protectrice des animaux s’est retirée de la gestion des fourrières en Ile-de-France. En effet, la cour des comptes a explicitement recommandé à la Société protectrice des animaux de se désengager de l’activité commerciale constituée par cette activité.
L’association nationale reconnue d’utilité publique, par la plume de son président national Serge Belais, a eu l’occasion de justifier son désengagement à cause d’une « activité lourdement déficitaire ». Dans une lettre envoyée à une collectivité de région parisienne, le président national évoque même « l’inadéquation entre les prix proposés aux collectivités locales et les frais relatifs à la gestion des fourrières ». La Société protectrice des animaux écrit en outre avoir passé des « accords éthiques forts avec son prestataire SACPA afin de garantir le bien-être et l’adoption des animaux recueillis en refuge après leur passage en fourrière ». C’est précisément à cette société que la commune de Meulan va confier la capture, le ramassage et le transport des chiens errants ou dangereux sur la voie publique, pour un montant forfaitaire de 0,61 euro par an et par habitant.
La SPA n’assure plus le service de fourrière
« Je n’ai pas le talent de Lafontaine pour m’exprimer sur le sujet. Toutefois, je le juge important. Je souhaite intervenir considérant d’une part l’intérêt des animaux blessés et d’autre part le coût de cette prestation pour la commune », a déclaré Francine Raymond, élu de l’opposition, en réponse à cette proposition de délibération lors de la dernière séance du conseil. « Après renseignements pris auprès des différents vétérinaires, je sais qu’il existe différentes formules pour traiter ce problème des animaux blessés ou errants sur la voie publique », poursuit l’élue. Le vétérinaire d’Hardricourt, Pierre Sourceau, affirme avoir présenté un dossier de prise en charge des chiens blessés moyennant 760 euros par an environ.
« Si la prestation de la société SACPA est trop onéreuse, c’est aussi par rapport au nombre d’animaux errants sur la commune » (NDR, qu’elle évalue à trente animaux par an soit ne intervention de deux à trois fois par mois au maximum), estime Francine Raymond.
Par ailleurs, Francine Raymond note « l’éloignement du siège social de la société SACPA (dans le Lot-et-Garonne). L’élue informe encore le conseil municipal que « d’autres communes ont pris des accords avec la société SACPA à des tarifs inférieurs ». Selon elle, la commune de Faremoutiers en Seine-et-Marne, par exemple, aurait souscrit un contrat avec la SACPA au tarif de 0,56 euro par habitant.
« Je ne vous connaissais pas de telles aptitudes sur un sujet aussi pointu ! ». Guy Poirier, le maire de Meulan a même avoué « n’avoir pas tout saisi » de l’exposé « tellement le dossier est précis », a-t-il commenté ironiquement. Sur le dénombrement des chiens errants, Guy Poirier estime qu’une centaine de bêtes divaguent dans la ville chaque année, un chiffre supérieur à celui avancé par l’élue de l’opposition.
Le maire a d’abord envisagé de reporter la délibération d’un mois et Francine Raymond s’est proposée de participer à un groupe de travail sur le sujet. Finalement, après échange avec l’opposition, le maire a fait volte-face, la délibération a étét adoptée et le marché sera bien conclu avec la SACPA.




