Pour une surprise, ce fut une surprise… François Bony (UMP) élu dès le premier tour, personne n’avait prévu ce scénario. Surtout pas le candidat socialiste Daniel Guilbert un peu désarçonné le soir du scrutin. Ici, il n’y a pas eu d’ “effet national”. Dans les petites villes, les préoccupations locales pèsent plus que le contexte politique du pays.
Les électeurs ont donc placé François Bony en tête de tous les bureaux de vote, notons que c’était déjà le cas en 2001, mais il avait fallu deux tours pour ravir la mairie à la gauche. Cette fois, l’équipe Bony gagne deux sièges de plus avec 63,90 % des suffrages. « C’est une reconnaissance du travail accompli », estime le vainqueur.
La liste des Verts conduite par Mohammed Zerkoun n’a pas vraiment emporté l’engouement des électeurs du plateau d’Accosta comme on a pu le dire (seulement 54 voix pour “Aubergenville pour tous” au bureau de vote Jean-Moulin). Même dans ce quartier d’habitat social, où sociologiquement l’électorat n’est pas traditionnellement acquis à la droite, François Bony est largement en tête. On peut noter qu’Elisabethville reste un bastion très à droite (499 voix pour Bony, contre 201 pour Daniel Guilbert au bureau de vote Reine-Astrid).
François Bony dispose donc d’une légitimité forte pour asseoir son projet et poursuivre ce qui est inachevé (réalisation de la maison des associations, construction d’une piscine intercommunale). Ce score important jouera aussi certainement pour la constitution du bureau de l’intercommunalité où l’on peut imaginer qu’il retrouvera la présidence.