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Le périmètre concerné par l’opération d’intérêt national Seine aval. |
Le programme, qui s’étalera sur le long terme, doit faire de la région du Mantois et de la vallée de la Seine jusqu’à Chanteloup-les-Vignes, « un trait d’union entre Paris et le Normandie », en connexion avec les deux pôles de Cergy-Pontoise et de La Défense.
51 maires
Il prévoit notamment de renforcer le maillage de transports en commun, de développer l’activité tertiaire et industrielle, et d’augmenter l’offre de logements. Jeudi prochain, à l’usine de Flins, Pierre Bédier président du conseil général et promoteur de l’opération, devrait faire plusieurs annonces fortes notamment en matière de transports en commun ferroviaire et routier, avec la présentation de dotation budgétaires significatives. Le projet de jonction ferroviaire du Mantois à la Défense pourrait faire partie de ces annonces, avec une ligne RER allant jusqu’à Mantes-la-Jolie.
Le deuxième comité de pilotage avec les maires des communes inscrites dans le projet sera l’occasion de la signature officielle du protocole de l’opération, sur le site de l’usine Renault de Flins-sur-Seine. On ne pouvait choisir lieu plus emblématique pour entériner ce qui va engager la Seine aval et sa population pour les trente prochaines années.
Première études en 2008
Seront présents, Pierre Mutz préfet de la région Ile-de-France, Christian de Lavernée préfet du département des Yvelines, Jean-Paul Huchon président de la région Ile-de-France, et Pierre Bédier président du conseil général des Yvelines. Devant les cinquante et un maires représentant les villes parties prenantes du projet, ils présenteront un point d’avancement de l’OIN Seine aval : la maquette financière de l’opération, les projets de développement économique, le développement commercial, et les projets en matière de transports avec le syndicat des transports de l’Ile-de-France. « La signature de la convention montre bien le volontariat des collectivités et des maires. On rentre aussi dans l’opérationnel, dans le concret », affirme Pierre Bédier. Ce dernier veut également rassurer en démontrant qu’il n’y a pas de « coup politique » derrière les annonces qui seront faites : « l’État impartial, et deux présidents d’exécutif qui ne sont pas de même obédience, signeront le protocole. »
Dès 2008, des crédits seront ouverts pour le lancement d’études et de travaux. Parmi ces études, des industriels (dont les noms ne sont pour l’heure pas connus), intéressés par la nouvelle vitalité économique du territoire depuis une dizaine d’années, envisagent de s’y implanter à la faveur de l’OIN. Ecoindustries, mécatronique et services tertiaires sont aussi envisagés comme de nouveaux axes de développement économique.
« L’urgence est de relocaliser l’activité industrielle. L’OIN a aussi pour objectif de consolider l’emploi et l’activité industriels existant. On ne peut pas tirer un trait sur les activités passées. La présence du secteur automobile demeure importante en terme d’emploi et d’activité », souligne encore Pierre Bédier. « Préserver et promouvoir d’autres activités » est bien la philosophie du projet de deuxième vie économique de la vallée de la Seine, qui sera présenté ce jeudi.






