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Apprécié pour son humour et sa sensibilité, Smaïn suscite l’adhésion de la critique et du public. Pour fêter ses vingt ans de carrière, toujours en forme et rempli d’énergie, il revient avec un nouveau spectacle. Fidèle à lui-même, il joue les nostalgiques, une façon de revenir aux sources, dans ce one-man-show qui commence doucement et monte crescendo pour finir en apothéose.
Le roi de la mimique
De retour dans le bistrot de son enfance, Smaïn transporte les spectateurs dans son drôle de quotidien, à l’aise dans tous les rôles avec de nombreuses mimiques. Il est brillant et drôle, souvent inspiré de l’actualité.
Smaïn a débuté par une longue carrière de café-théâtre qu’il débute dans les années 1980 dans de petits cabarets parisiens. Plus tard, il fait la connaissance de Philippe Bouvard, qui lui offre une place dans son célèbre Petit Théâtre de Bouvard. Là, Smaïn élargira son champ de connaissances en rencontrant Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus- qui deviendront par la suite les fameux Inconnus ainsi que Seymour Brussel.
Cette rencontre ne sera pas sans conséquence puisqu’à cinq, ils monteront un petit groupe humoristique qui tournera durant quelques années.
Césarisé
Mais c’est le one-man-show que Smaïn finira par choisir. Le temps de se lancer, il fera une montée de plus en plus fulgurante et enchaînera les spectacles d’année en année : A star is beur en 1986, T’en veux ? en 1989, Comme ça se prononce en 1996, spectacle pour lequel il obtiendra le Molière du meilleur one-man-show. En même temps, Smaïn se voit offrir de plus en plus de rôles au cinéma. Passant du “nanar” le plus complet au long métrage ayant obtenu le césar du meilleur premier film : “L’œil au beur(re) noir”.
Ainsi, l’humoriste fait ses preuves avec un bilan toutefois contrasté. Pour ses vingt ans de carrière, Smaïn enregistrera dans le courant de l’année 2008 le Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saëns. Une nouvelle aventure qui va lui permettre d’explorer de nouvelles strates.
En première partie du spectacle aux Mureaux, Angel Ramos Sanchez, mime doué de parole, magicien de l’absurde, fera voyager le spectateur… avec pour seuls bagages, son regard malicieux, son sourire charmeur et toute sa candeur. De l’illusion du geste à l’allusion verbale, il saura transporter le public dans un univers bien à lui.
Smaïn le samedi 26 janvier à 20 h 30 au Cosec dans le cadre de la saison culturelle des Mureaux. tarif 20 euros, 19 euros, 16 euros, réservation au 01 30 91 39 93




