Les électeurs mantevillois ne manqueront pas de choix pour ce scrutin où quelque 231 noms devraient figurer sur les sept listes de prétendants aux affaires municipales. Un record. Sauf renoncements ou fusion des candidatures, les querelles intestines à gauche comme à droite conduisent à des listes dissidentes… et promettent une dispersion des voix.
Le Parti socialiste rentre le dernier dans cette période de précampagne, mais toujours divisé. Ses électeurs devront se prononcer dans le duel Monique Brochot/Frédéric Mallozzi.
Une liste communiste, Vert, alternatifs, emmenée par l’adjointe sortante aux affaires scolaires, Bénédicte Bauret, est aussi annoncée le 9 mars. Les élus communistes trouvaient dans le fabiusien Mallozzi un interlocuteur socialiste acceptable mais, pour l’heure, c’est chacun de son côté.
Effet miroir
Le drapeau orangé du MoDem flottera aussi parmi les bulletins. À sa tête : Fabrice Andreella, ex-socialiste, ancien membre de la liste apolitique du groupe ICM en 2001, devenue à son goût « trop proche de la droite » en cours de mandat. Il a récemment rejoint le mouvement de François Bayrou.
En face, l’UMP soutiendra la liste conduite par Michel Mullot, née de la fusion avec celle proche du RPR de 2001. Une fusion tardive puisque la mairie leur a échappé il y a sept ans.
Puisqu’en politique rien n’est jamais simple, et comme un effet miroir à la scission socialiste, une liste dissidente de droite, qui se revendique de l’UMP mais qui n’en a pas le soutien, sera présentée par Guy Carlat.
Enfin, malgré l’effondrement de ses derniers scores électoraux et de ses finances, le Front national sera aussi présent dans la bataille. Sa figure de proue demeure le conseiller sortant Jean-Claude Varanne, vraisemblablement le seul candidat frontiste de la région pour ce scrutin.
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