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Un vigile est désormais en faction tous les soirs à l’entrée de l’hôtel Gallilée.

Hôtel Galilée : un plan pour protéger les entreprises des agressions
Depuis les agressions dont a été victime le patron de la société Parachutes.fr, installée dans l’hôtel d’entreprises Gallilée, au rez-de-chaussée de la tour Bizet, la Ville et le bailleur Opievoy ont mis en place un plan de sécurité : deux vigiles gardent désormais les lieux en attendant la pose d’un système de vidéosurveillance. On parle aussi de renforcer la politique de médiation dans le quartier.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  16 janvier 2008
Page 25 

« Après ces deux agressions, je ne pense pas un instant rester travailler ici ! C’est la configuration des locaux qui n’est pas sécurisante. L’allée qui longe les grilles est sombre. Je n’ai aucune visibilité sur le parking extérieur, je ne sais jamais ce qui m’attend dehors », témoigne Jacques Hugron après sa deuxième agression.

Trois agressions en neuf mois

Jacques Hugron est chef d’entreprise aux Mureaux depuis deux ans. À la tête de la société parachutes.fr, il est fournisseur de matériel de parachutisme (casques, combinaisons, lunettes etc.). Logé dans l’hôtel d’entreprise Gallilée, qui est propriété du bailleur social Opievoy, il a été victime de vol avec violence dans la soirée du 12 décembre vers 19 heures 30, et le 4 janvier vers 20 heures 20.

Par groupe de deux individus, distincts semble-t-il d’une agression à l’autre, avec bonnets et écharpes masquant leur visage, le mode opératoire est toujours le même. Les voleurs arrivent par le quartier Bizet, montent sur les voitures garées derrière l’immeuble Gallilée pour sauter la grille de l’hôtel d’entreprise. Ils attendent ensuite, planqués dans le coin de l’immeuble, la sortie de leur victime. S’engouffrant dans le local à l’ouverture de la porte, barre de fer en forme de pique ou arme de poing à la main, ils ceinturent leur proie et lui arrachent du matériel informatique ou de téléphonie. La dernière fois sous la menace d’une lame de cutter, ils ont même fait les poches de leur victime, c’était vendredi dernier, emportant de l’argent liquide.

« Aucune réaction du bailleur »

Particulièrement choqué, et le préjudice des vols se chiffrant à plusieurs milliers d’euros, Jacques Hugron ne pouvait envisager de rester plus longtemps dans ce qu’il appelle « un véritable coupe-gorge ». « Jusqu’à présent ça ne se passait pas trop mal. Je travaille sept jours sur sept, parfois jusqu’à minuit ou une heure du matin. Je n’éprouvais pas de sentiment d’insécurité », ajoute-t-il.

Ce dernier n’est pas la première victime de l’hôtel Gallilée, car son voisin avait été agressé en plein jour en avril 2007, c’est aussi du matériel informatique qui avait attisé la convoitise d’autres voyous.

Locataire de l’Opievoy, l’entrepreneur ne comprend pas qu’il n’y ait eu « aucune réaction du bailleur ». « De plus, poursuit Jacques Hugron, le portail d’entrée du parking est resté trois semaines ouvert. Il a été réparé seulement le lendemain de mon agression. Le parking est aussi très mal éclairé. » Par-devant, côté avenue Paul-Raoult, on se rend compte qu’un coup de pied dans le portillon suffit pour l’ouvrir.

Dans pareil contexte, la Ville des Mureaux dénonce « le manque d’accompagnement des chefs d’entreprise logés par l’Opievoy ». « Il est regrettable que le secteur de l’immobilier privé d’entreprise ne mette pas les mêmes conditions pour protéger les personnes que le secteur public », estime Michel Vignier maire adjoint délégué au développement économique. Contacté, l’Opievoy nous informe avoir réagi « dès que la fermeture automatique de la grille est tombée en panne ». Le retard dans les réparations n’était dû qu’au « temps d’attente de la pièce », complète la direction du bailleur.

La semaine dernière, les services économiques de la ville ont hâté les procédures d’attribution d’un local d’entreprise pour reloger parachutes.fr dans la nouvelle pépinière Isaac Newton. Jacques Hugron s’y est installé jeudi.

Afin de renforcer la sécurité aux abords de l’hôtel Gallilée, deux vigiles ont été mis à disposition, matin et soir, depuis le 10 janvier. Et sur un plan plus général, l’Opievoy travaille (en étroite collaboration avec la ville et la police nationale) à la mise en place d’un système de vidéosurveillance de la tour Bizet, et à une politique de médiation dans le quartier. Les agents de prévention aux blousons jaunes devraient opérer des rondes en permanence autour des hôtels d’entreprise de la zone franche.

La question qui demeure est de savoir si ces agents seront assez nombreux, pour accomplir l’ensemble des missions qui leur incombent dans les quartiers « chauds ». La police municipale n’a-t-elle pas aussi son rôle à jouer en matière de prévention ?


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