« Il y a d’un côté ceux qui ont l’investiture et la refusent. De l’autre, il y a ceux qui ne sont pas investis, mais qui sont bien UMP. »
Le Parti socialiste n’a pas l’apanage de la confusion. A droite, malgré les efforts d’union, il y aura deux listes divers droite, dont l’une avec l’estampille de la majorité gouvernementale. Mais pas celle qui le souhaiterait…
Accord au rabais
Guy Carlat, 56 ans - il soufflera sa cinquante-septième bougie le 9 mars - militant RPR de toujours, ancien candidat à l’élection cantonale de 2001 où il avait obtenu 42 % des suffrages, va conduire une liste dissidente. Il lui manque certes encore six colistiers, des femmes plus précisément, mais Réussir pour Mantes-la-Ville sera au rendez-vous électoral, promet aux esprits dubitatifs cet agent de maîtrise, retraité de la SNCF, membre de la CFTC.
L’heure n’est plus aux discussions avec son adversaire Michel Mullot, qui a décroché le soutien de l’UMP au prix d’un « accord au rabais ». Guy Carlat aurait souhaité un panachage d’une liste d’union au prorata des scores respectifs des groupes ICM et UPMV en 2001. « C’était un accord équitable et légitime. » Mais il n’a pas abouti.
Le bilan de la majorité sortante ? « Annette Peulvast a réalisé le programme sur lequel elle a été élue. Je n’ai pas de critique à ce niveau. Ce qui est là, est là. On ne va pas démolir. » Comprenez : les logements de la place du marché, pas du goût de Guy Carlat, sont en route. Pas question de revenir dessus. D’ailleurs, sur les questions du logement, le candidat n’est pas « un ardent défenseur de la construction à Mantes-la-Ville. » En clair, permettre aux dossiers en cours rue des Merisiers, aux Brouets et sur l’Ilot des Plaisances de s’achever, pas de problème. Mais il n’y aura pas de promesse pour de nouveaux bâtiments d’habitation.
Vidéosurveillance
Dans la continuité du thème qui a permis à Nicolas Sarkozy d’accéder à la présidence de la République et fait plonger les résultats du Front national, il va être question de sécurité dans la campagne. En cas de victoire, un adjoint du maire aura cette délégation, comme c’est le cas à Mantes-la-Jolie.
« Il faut renforcer la police municipale. Quatre personnes pour une ville de 20 000 habitants, c’est insuffisant. Il en faut au minimum dix et développer l’îlotage. » Le personnel ne sera toutefois pas armé. « Laissons cela à la police nationale. »
La vidéosurveillance est aussi au programme. Guy Carlat verrait bien des yeux électroniques installés « dans les quartiers sensibles et près de la gare qui est amenée à se développer. »
Il est par ailleurs question d’aider des commerçants à s’installer au domaine, et pourquoi pas un boulanger traditionnel dans la partie haute, et une boucherie dans la partie basse, rue Georges-Brassens, où il manque aussi un pressing, estime-t-il.
Sur les finances ? Le candidat assure que s’il accède à la tête de la commune, les impôts locaux n’augmenteront « qu’en cas de besoin » selon une progression « qui ne soit pas supérieure à l’inflation ».
Il y aura donc bien deux listes… A l’entendre, plutôt « trois listes de droite » soumises aux électeurs : la sienne, « celle de Michel Mullot et celle du MoDem ». Guy Carlat qui entend reprendre les voix du Front national, compte sur un duel droite gauche au second tour. Avec qui à droite, bien sûr ?
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