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Louis Gomez, président du comité des usagers des gares. |
« Le comité existe depuis dix-sept ans. C’est une première ! »
Selon le président du comité des usagers des gares de Bonnières, Rosny, Mantes-la-Jolie et sa région, le conflit interne à la SNCF perdurerait plus d’un mois après la fin des grèves des agents.
Désorganisation du trafic
« Le conflit dure toujours, mais de façon souterraine, affirme Louis Gomez. Les négociations internes continuent, même si on n’en parle pas. On constate une désorganisation du trafic et des missions attribuées à la SNCF, détaille-t-il. Il ne se passe pas un jour sans retard de train. Mercredi, le 16 h 33 et le 17 h 20 ont eu entre trente et quarante minutes de retard. Ce jeudi matin, le 7 h 25 n’est pas passé. »
En plus de la vétusté - bien connue - du matériel roulant parfois, les conditions de transport demeurent donc insatisfaisantes.
Contacté vendredi, la SNCF dément toute « désorganisation du service », mais confirme que les négociations entre direction de l’entreprise, syndicats et gouvernement sur la question des retraites sont toujours en cours.
Louis Gomez entend à nouveau « mobiliser les voyageurs pour des manifestations dans les gares » de Bonnières et Rosny notamment, « dans la deuxième quinzaine de janvier. »
Plus largement, il s’agira d’un appel à l’ensemble des voyageurs de la ligne Mantes-Rouen. « Nous les inviterons à la non-présentation des titres de transport en guise de protestation. »
Le président du comité compte en outre profiter de la perspective des élections municipales pour faire pression sur les élus locaux sur la création de deux lignes de bus vers le quartier de La Défense. Le projet devra être porté par un syndicat ou une communauté qui en prendra la compétence. « Chaque élu doit prendre position sur cette question. On ne va pas attendre l’après-élections. »






