S’il est vrai que le mauvais résultat de Abdelmajid Kazam, lors des championnats du monde amateurs de Bangkok en novembre dernier, pourrait refroidir les ardeurs et les ambitions des intéressés, il se doit toutefois d’être expliqué.
Kazam trop fort pour gagner
Car, et ce fut la volonté du staff de l’équipe de France, la sélection nationale avait décidé pour l’événement d’engager des combattants expérimentés et provenant pratiquement tous de la classe A, la classe professionnelle. « Cela s’apparente, pour faire un parallèle, à la boxe olympique, précise l’entraîneur mantais Abdel Lamri. On porte des plastrons et ce n’est pas la puissance des coups qui est prise en compte mais les touches. »
Ainsi, et bien qu’il ait quitté le ring en sang, l’Australien Reid a été déclaré vainqueur en quart de finale face à Kazam (– 86 kg). « J’ai été franchement déçu de perdre comme cela, a commenté ce dernier. J’aurais pu aller en finale mais je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. » La seule faute du Mantais aura été de chercher à tout prix le coup dur : « C’est réellement un style de boxe différent, a-t-il plaidé. Reid a misé sur des enchaînements pas franchement puissants tandis que pour ma part, je tentais comme à mon habitude, et comme tous les pros le font, d’éviter de poser ma boxe et de me baser sur la force physique. »
Pour autant, l’homme estime s’être enrichi et avoir vécu une belle expérience : « J’espère que pour la suite, mes erreurs bêtes à ce niveau me serviront de leçon. »
La relève arrive
La suite, ce sont les championnats européens qui auront lieu en Allemagne fin mars 2008 et dans lesquels devrait être sélectionnée l’autre locomotive du club, Abderhamane Coulibaly, chez les – 81 kg.
Le frère du footballeur du FC Mantois Ousmane Coulibaly va d’ailleurs s’étalonner avant ce challenge à l’un des tout meilleurs français le 16 février prochain à Toulouse, à savoir Sidi Koné.
Le coach Abdel Lamri le connaît bien, et pour cause : c’est lui qui l’a formé avant qu’il s’en aille à Paris : « C’est une machine de combat, quelqu’un de difficilement prenable et contre qui il faut éviter le corps-à-corps. » Lamri qui a longtemps hésité entre mettre en prise Kazam et Koné, deux amis, ou tenter le pari Coulibaly, a donc tranché pour la seconde option.
Quant à la relève du team, elle sera incarnée lors des prochains championnats de France par Rati Kmusurauli, engagé le 22 janvier prochain en classe B. « D’autres éléments se bousculent au portillon, conclut le président Souanef. À Lisieux il y a peu, nos athlètes se sont montré sous leur meilleur jour. Adama Diagouraga (junior -67 kg) a fait une grosse impression, au point d’éclipser le combat vedette du gala. Et ceux comme Rachid Bouzid, vainqueur de la coupe de France classe D, Mickaël Carré, Tahar Jael ou Sofiane Amri poussent derrière. »
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