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Sébastien Riffaut passe tout son temps libre à bichonner la vingtaine de Solex qu’il a récupérés.

Aincourt. Le monde à velo-Solex
Nostalgie, quand tu nous tiens ! Sébastien Riffaut, quand il ne passe pas son temps à la caserne de pompiers, est un fou de Solex. Il répare, bricole et bichonne ces vestiges d’un autre temps. Tout roule pour lui !
Le Courrier de Mantes
Publié le:  02 janvier 2008
Page 23 

Parmi les collectionneurs, on connaissait les philatélistes, les cartophiles ou les fabophiles, qui font la joie des bourses d’échange annuelles. Mais qui connaît les solexistes, les collectionneurs de véls-Solex ? Cette espèce compte quelques nostalgiques aux tempes grisonnantes.

Il y en a d’autres, plus jeunes, qui sont fascinés par ce petit engin motorisé à pédales, facile à monter et démonter, comme un jeu de Meccano. À 29 ans, Sébastien Riffaut est pompier professionnel à Magny, comme son père, encore aujourd’hui.

Sur les chemins

Il habite dans une petite maison pas encore terminée, qu’il délaisse parfois, au grand dam de sa famille… La raison tient sur des béquilles : ses vélo-Solex, entreposés dans son garage improvisé, dans un recoin de la maison. Il y cajole ses engins : 3 800 cm3… au total ! De quoi faire rêver des cohortes de jeunes citadins dans les années soixante.

Fils de motard et de pompier, il a la vitesse dans le sang. Mais si le Solex compte autant d’adeptes, ce n’est pas grâce à ses pointes, mais bien à son charme fou qu’il le doit.

Dès 14 ans, il récupère un moteur, chez un copain, un cadre chez un autre et des roues chez un troisième. Et le voilà à confectionner son premier vélomoteur que son père lui peindra en noir. Et le voilà lancé à l’assaut de l’asphalte en faisant rugir le petit moteur qui, sur un Solex, trône à l’avant du guidon.

Aujourd’hui, il en possède plus de vingt modèles différents, des 49 cm3. Tous, sauf un 45 cm3 de 1946, qu’il démonte et remonte avec amour, dans la salle de douche familiale !

Chaque pièce récupérée est nettoyée, remise en marche et remontée, avant de re-devenir un vélo Solex digne de ce nom.

Il était une fois…

La production de ces pièces de musée s’est arrêtée dans les années quatre-vingt en France, mais le Solex ne meurt jamais. D’une part dans l’esprit des collectionneurs, mais aussi parce que la marque a été rachetée récemment par des Chinois. Aujourd’hui fabriqué dans l’Empire du milieu, il est distribué dans le nord de la France, à Courrière, par la société Mopex, sous le nom de Black and Roll S 4 800. Il a même reçu la médaille du concours Lépine 2006. Un E-Solex électrique est aussi à la disposition des écologistes.

Aujourd’hui, Sébastien Riffaut recherche un local d’exposition, pourquoi pas un ancien garage ?, et voudrait créer une association, organiser des bourses d’échanges et organiser des rallyes… à petite vitesse !

Contact : 06 98 40 51 36 ; courriel : rifolex@wanadoo.fr ; Internet : rifolex.skyblog.com


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