Carole Margotin, ingénieur chez France plastique recyclage est venue présenter le projet d’implantation de l’usine aux élus de la commune. Cela avait déjà été fait il y a quelques mois par l’industrie SARP. Objectif : convaincre les élus du bien fondé de l’implantation.
40 000 tonnes traitées par an
En effet, le parc éco-industrie de Limay souffre d’un problème d’image. « C’est la déchetterie du Mantois. On récupère toutes les entreprises que les autres ne veulent pas », entend-on souvent. L’unité de recyclage qui s’implantera dans l’année sur le port deviendra la première unité importante d’Ile-de-France voire d’Europe. Objectif : recycler des bouteilles plastiques d’eau et de boissons gazeuses afin de les transformer en granulés réutilisables.
« Depuis l’an dernier, une loi a été votée autorisant la réutilisation de la matière dans les bouteilles plastiques », explique-t-elle.
L’entreprise recevra des bouteilles plastiques, elle les stockera et les traitera. 30 millions d’euros sont consacrés au projet, 10 pour les bâtiments qui s’étaleront sur quatre hectares, et 20 millions pour les équipements qui viendront d’Allemagne et d’Autriche. La création de cette usine permettra la création de soixante-quinze emplois.
Mais le projet a aussi ses parts d’ombre. Ce sont près de 40 000 tonnes qui seront transportés par an. « Nous souhaitons privilégier les transports par voie fluviale et ferrée. Le port autonome de Limay est situé idéalement pour ça », raconte-t-elle. Seulement pour le moment, tout n’est pas très clair. Le transport par le réseau ferroviaire est seulement à l’étude pour le moment. Et concernant le transport par voie fluviale, l’entreprise prévoit seulement 15 000 tonnes transportées par bateaux dans un premier temps. 25 000 tonnes seront donc encore transportées par la route ce qui représente un trafic de 1 600 camions supplémentaires par an.
Inquiétudes
De plus, elle admet que sur des courtes distances, le transport par camions coûtera moins cher à l’entreprise. Mais elle assure que France plastique recyclage souhaite développer les transports alternatifs et ce dans le respect de l’environnement en baissant de 30 % le transport par la route. Ce qui n’empêche pas certaines communes d’être inquiètes. Porcheville a émis un avis défavorable. Mantes-la-Ville a émis un avis favorable mais l’adjoint à l’urbanisme affirme rester « dubitatif ».
L’enquête publique se terminera le 11 janvier. Même si elle n’a valeur que d’avis, le préfet devra tout de même en tenir compte pour prendre sa décision.
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