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À la fin de la représentation, Fadela Amara entourée de collégiennes et lycéennes des Mureaux. |
Une pièce de théâtre pour parler du sida, c’était l’idée d’Anne-Lind Perrucon metteur en scène de l’association Olibrius, entourée des femmes de l’association Femmes unies, et de Béatrice Lapeyrou infirmière au centre d’information et de dépistage des Mureaux (CIPRES). Femmes unies est une association du quartier des Bougimonts qui a vocation à être un relais entre la population et les institutions. Mardi 11 décembre, la dizaine d’actrices et un acteur jouaient la pièce pour la huitième fois au Cosec Pablo-Neruda.
Le sida sans tabou
« Tu fais le 0800 840 800, et au bout du fil il y a M. Anonyme et Gratuit, il te dit tout sur le sida », c’est la phrase que répète en boucle Lala tout au long de la pièce qui se veut pédagogique. Lala est une mama africaine plutôt moderne, que ses copines fuient comme la peste depuis qu’elles ont appris qu’un de ses cousins, séropositif, était invité au mariage de sa fille, Mariama.
Mode de transmission de la maladie, idées reçues, préservatifs masculins et féminins, tout est abordé sans tabou. Le théâtre s’est révélé un bon médiateur pour évoquer ce sujet difficile. Anne-Lind Perrucon et l’association Femmes unies ont travaillé pendant une année entière pour monter cette pièce, d’abord en recueillant des témoignages d’autres femmes de l’association Ikambere de Saint-Denis. « Nous avons entendu ces femmes rejetées par leur communauté à cause de la maladie », témoigne Anne-Lind Perrucon. « On sent bien que ça colle à des choses que l’on connaît », les a félicitées la secrétaire d’État. Fadela Amara a quitté les Mureaux en promettant qu’elle ferait tout pour aider à la diffusion de cette pièce.
Après « Qui a dit sida ? », les actrices des quartiers ont présenté, vendredi dernier, leur nouvelle création « Est-ce bien ma fille ? », une pièce qui porte sur les relations filles-mères. C’est encore une fois, les groupes de parole de femmes qui ont abouti à cette réalisation théâtrale, une nouvelle fois signée Anne-Lind Perrucon.






