« Lorsque j’ai entendu mon nom, j’ai rebombé le torse, relevé la tête et pensé à mes proches, à ceux qui m’ont aidé pendant toutes ces semaines de préparation. » Après une deuxième place la saison passée, Abou Bakayoko, 112 kg, grimpe sur la première marche du défilé des meilleurs culturistes du monde, devant plus de 200 participants à l’épreuve finale. C’était le 24 novembre, à Alicante, en Espagne.
Grâce
« La confiance en moi a fait la différence, détaille-t-il. Je l’ai ressentie nettement plus qu’auparavant. C’est un travail d’équipe, avec Cyril Couvri, Mohamed Bellahcene, Dédé (André Chebal, ndr), Brahim Bichbiche qui se sont relayés pour me faire travailler, à tour de rôle, dans leur spécialité, pendant les cinq séances hebdomadaires. La chorégraphe, Karima Couvri m’a aussi demandé plus de grâce dans les postures, plus d’harmonie. Les gestes étaient plus enchaînés, plus fluides. »
Les concurrents sont jugés sur un défilé en deux temps : des postures imposées de profil, de face et de dos, puis une chorégraphie de mouvements entièrement libre.
La méthode de sculpture du corps a également été revue : « Jusqu’à maintenant, je travaillais à l’américaine, comme cela se pratique depuis des décennies, avec des prises et des pertes de poids successives. Cette fois, on y est allé progressivement. »
Cette victoire est aussi source de satisfaction pour le Club forme et détente auquel il appartient comme 500 autres adhérents et où le challenge s’impose désormais aux coéquipiers. Abou Bakayoko, 42 ans, ne retentera pas un second titre et passe le relais à Cyril Couvri et Mohamed Bellahcene, justement.
L’avenir professionnel semble lui être assuré par des contacts publicitaires qui se seraient déjà formés, et son activité de « conseiller en diététique », dans un commerce de Mantes-la-Jolie.
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