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Opération de police, il y a dix jours au quartier des Musiciens, alors que des incidents avaient éclaté après le vol et le caillassage d’un bus. (archives) |
La vidéosurveillance est-elle une solution adaptée à la situation parfois chaotique dans les quartiers ? Le candidat de droite, François Gerber, qui mènera la liste “Respecter, Rénover, Réussir” en mars prochain ne veut pas d’une société à l’anglaise « où pas un mètre carré » n’échappe aux objectifs indiscrets. Il prône en la matière un usage « exceptionnel », en situation de crise.
Contrat avec la population
Dans un communiqué qu’il nous a fait parvenir, l’avocat mantais estime que « les caméras peuvent être l’outil d’une politique de sécurité », mais qu’elles ne sauraient être « la politique (de sécurité) en elle-même ». « Elles n’ont pas empêché qu’un bus du dépôt de Verneuil se retrouve à la Vigne-Blanche ! », souffle-t-il, en rappelant les incidents d’il y a deux semaines. Sur la vidéosurveillance, le candidat note, heureux tout de même, que le coût des caméras est assuré par le vaste plan lancé par la ministre de l’Intérieur doté des fonds de prévention de la délinquance (et ne manque pas de remercier Michèle Alliot-Marie), mais s’interroge sur « la paye des six ou sept fonctionnaires » chargés de visionner les écrans.
En matière de sécurité, il a aussi des propositions à faire. Ce qui justifie que nous lui ouvrions nos colonnes. « Le maire doit être présent à temps plein, c’est à lui qu’est délégué le pouvoir de police et pas à ses adjoints », introduit-il. « Il faut ensuite favoriser un réinvestissement quotidien du terrain par la police, pour laquelle il ne doit pas y avoir de zones interdites, ainsi que par des travailleurs sociaux formés, diplômés et motivés… » La remise « à plat » du travail social réalisé (ou pas) dans les quartiers passe, selon François Gerber, par une meilleure formation des travailleurs de rue et une motivation des équipes.
Prévention
En ligne de mire, le club de prévention local. Il n’est d’ailleurs pas le seul à critiquer son action. Le candidat regrette d’abord que le rapport 2006 des “Vernes” (l’association de prévention est financée à hauteur de 600 000 euros par le conseil général et 145 000 euros par la ville), qui emploient plusieurs éducateurs de rue, n’ait pas été remis aux élus, en dépit de leur demande. Ayant réussi à se procurer ce rapport, « il révèle, déclare-t-il, des insuffisances graves dans la formation du personnel ».
« Il est important aussi d’engager un autre discours auprès de la population. Il faut contractualiser de nouveaux rapports entre la police et les jeunes des quartiers », poursuit François Gerber. À l’écouter, les comportements des jeunes vireraient moins souvent à l’émeute si la police acceptait de cesser les contrôles d’identité comme « principe d’action policière ». « En échange, la présence de la police nationale et de la police municipale devrait pouvoir s’effectuer de manière régulière et sans incidents », croit-il.
S’il est élu, François Gerber se donne six mois pour tester cette « méthode ». Il pense possible d’obtenir des résultats rapidement, « pour que Les Mureaux ne soient plus la ville des caillassages mais la ville de l’aventure aérospatiale ». Cela aurait fait un très bon slogan de campagne…






