Après plus de cinquante ans de carrière, Juliette Gréco, en interprétant sur scène les titres de son dernier album Le temps d'une chanson, revient à ses origines et aux paroliers avec qui elle a aimé travailler. La Javanaise de Serge Gainsbourg, Jolie Môme de Léo Ferré ou Être né quelque part de Maxime Le Forestier…
Née à Montpellier, Juliette Gréco n'a pas mis longtemps à rejoindre la capitale.
Égérie de Saint-Germain
Dimanche 16 décembre. À la Libération, c'est vers la chanson et le théâtre qu'elle se tourne finalement. Égérie de Saint-Germain-des-Prés et de ses intellectuels, elle chante les textes des plus grands : Cocteau, Prévert, Brel…
Son succès français ne semble cependant pas lui suffire : elle part à New York et entame une carrière d'actrice. Hollywood la courtise mais elle préfère rentrer en France.
En 1965, sa popularité en tant qu'actrice est à son sommet en France grâce au feuilleton télévisé « Belphégor ou le Fantôme du Louvre ».
En 1967, c'est par le chant qu'elle marque définitivement les esprits. Elle interprète son plus grand succès : « Déshabillez-moi ». Une chanson des plus osées, mais Juliette Gréco aime le risque. Elle aime surtout donner leur chance aux petits nouveaux qu'ils s'appellent Aznavour, Gainsbourg, ou plus récemment Benjamin Biolay qui a écrit pour elle son dernier album, de « Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez ».
À 80 ans, l'artiste donne là l'un de ses derniers concerts, le rideau va s’ouvrir une toute dernière fois sur la dame au regard ceint de noir. Pas de nostalgie surtout, elle ne sait pas ce que cela veut dire…
Juliette Gréco en concert au Cosec des Mureaux dimanche 16 décembre à 16 heures Tarifs : 20 €, 19 €, 16 € pour les abonnés. Renseignements et réservations au 01 30 91 39 93.
Pour imprimer cet article
Envoyez cet article à un ami
Autres articles associés