Prison ferme pour avoir saccagé un bus
Trois jeunes ont été condamnés à huit mois de prison ferme pour l’un et six mois ferme pour les deux autres pour avoir volé et caillassé un bus.
Michel Seimando
Le Courrier de Mantes
Publié le: 05 décembre 2007
Page 6
L’affaire remontait au 27 novembre. Vers 19 heures, des jeunes des Mureaux s’en prenaient aux CRS venus sécuriser le quartier des Bougimonts, de la Vigne-Blanche et des Musiciens aux Mureaux. Aux Bougimonts, un policier était frappé par-derrière par un jeune qui lui donnait un coup-de-poing. Une heure plus tard, un bus de la CSO était volé au dépôt de Verneuil, emmené aux Mureaux et saccagé par des jets de projectiles. Des parpaings, des cailloux étaient en effet jetés sur le bus brisant les vitres latérales ainsi que le pare-brise et la lunette arrière. Bilan des dégâts 25 000 euros. Les policiers intervenaient et interpellaient huit personnes, cinq mineurs âgés de 13 à 17 ans, et trois majeurs âgés de 18 ans et 20 ans. Jugées jeudi soir dans le cadre de la comparution immédiate, ces derniers ont été condamnés et écroués.
Au cours de l’audience, les trois prévenus ont nié avoir participé aux violences. « Lundi à 19 heures, j’étais dans un restaurant grec », a expliqué Adam, 20 ans poursuivi également pour avoir donné un coup-de-poing à un CRS. Le jeune homme était aussi soupçonné d’avoir caillassé, avec une trentaine d’autres, le bus volé à Verneuil et blessé deux policiers. Adam a nié les faits. « On me dit que je suis rue Jean-Jacques Rousseau, rue Pierre-Brossolette puis Maryse-Bastié ; on me voit partout sur les caméras de vidéosurveillance. »
Mêmes dénégations chez les deux coprévenus, Thomas et Aboubakri, âgés de 18 ans. « Je ne fais pas partie de ces gens-là. Ce n’est pas moi », a indiqué Aboubakri. Pour Thomas, qui a été interpellé alors qu’il se trouvait caché sous une baignoire retournée au dernier étage d’un immeuble squatté de l’allée des Lys, les choses sont simples : « J’allais au gymnase Brossolette. J’ai vu un bus avec des policiers. J’ai eu peur, je suis entré dans l’immeuble. Ce n’est pas possible qu’on me voie en train de jeter des cailloux ! »
La procureure a déploré des « faits graves » et « une délinquance de plus en plus mobile et vive ». Le juge a reconnu coupables les trois Muriautins : huit mois pour Thomas et six mois de prison ferme pour les deux autres. À l’annonce du jugement, les amis des trois prévenus, venus en nombre et encadrés par un important dispositif policier, ont vivement réagi avant d’être expulsés de la salle.
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