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Mademoiselle Sane s’inspire de Jacques Brel pour l’interprétation. |
Une dose de douceur, une louche d’insolence, quelques pincées de poésie et voilà la recette réussie de l’album de Mademoiselle Sane, La petite boite en fer, sortie en février dernier. Tantôt fragile, tantôt acide, mi-romantique et mi-mauvais garçon, cette Mantaise qui se définit “comme une chanteuse à textes” multiplie les scènes régionales et parisiennes. Elle sera sous le chapiteau de l’Hospice Saint-Charles, le 9 décembre prochain, dans le cadre des Métamorphoses. Elle y interprétera les textes issus de sa boîte en fer, et les inédits de son futur opus, prévu pour le second semestre 2008. La semaine suivante, Mademoiselle Sane fera la première partie de Rose, au Cosec des Mureaux.
Dingue
“Mon univers, c’est un peu celui de Tim Burton, à la fois fantastique et poétique, avec des personnages désarticulés et un peu dingues. Un peu comme moi en quelque sorte, s’amuse la jeune femme. Entre deux mimiques bien à elle, Mademoiselle Sane assure qu’elle se nourrit de Jacques Brel, “pour son interprétation” et de Georges Brassens “pour le côté insolent et ironique”. “Il faut bien appeler un chat, un chat et un con, un con, assure-t-elle. Ce n’est pas toujours facile de présenter au public des textes avec des mots grossiers, des phrases cassantes. Mais ça fait du bien d’appuyer là où ça fait mal”.
Et elle appuie fort, Mademoiselle Sane. La fille, qui pour faire plaisir, est bien trop sage, la femme amoureuse d’un homme qui ne la mérite pas, les cocus mondains qui reçoivent de douloureux retours de bâton, et bien d’autres sont épinglés par la demoiselle. Des destins bancals qu’elle raconte à coup de tangos, de javas, de swing et de guitare. “Y en a marre des chansons mielleuses à base de “je t’aime” langoureux.” Sur scène, elle se dépense sans compter et laisse une large place à l’humour. “J’aime danser et faire le clown. J’ai débuté dans une troupe de comédie musicale. C’est un pur bonheur d’allier chansons, théâtre et danse.” Qu’elle se rassure, pour le public aussi, c’est du pur bonheur.




