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Les opposants au projet de prison pour mineurs lors de leur manifestation en avril dernier. |
Ils étaient quelques-uns à la réunion d’information sur l’avancée de l’Établissement pour mineurs (EPM) de Porcheville. Au programme : Réfléchir ensemble, éducateurs, enseignants, responsables de la protection judiciaire de la jeunesse, représentants de la Ligue des droits de l’homme sur les futures actions à mener avant l’ouverture, en mars prochain, de l’établissement. « Maintenant, on le sait, la prison va sortir de terre, annonce Natacha Grelot, membre du Syndicat national des personnels de l’éducation surveillée. On ne peut rien faire dans le sens “Non à la création d’une prison”. Maintenant il faut penser à d’autres actions pour alerter l’opinion publique ».
Les centres éducatifs lésés
En avril dernier, une manifestation avait eu lieu sur le futur site de l’EPM, contre la politique de l’enfermement. « La vie ne s’apprend pas en prison, insiste Natacha Grelot. Certains jeunes difficiles peuvent y voir un point positif. Mais n’oublions pas qu’il s’agit d’un enfermement. »
Les opposants regrettent également que ce projet lèse les centres éducatifs de la région. « À l’heure actuelle, les services éducatifs ont beaucoup de mal à fonctionner. Il y a déjà vingt-neuf éducateurs et une directrice de la protection de la jeunesse qui sont partis en formation. C’est préjudiciable pour les jeunes qui ont besoin d’aide ». Autre regret : les 12 à 16 millions d’euros investis dans le programme « qui auraient pu servir à aider les quartiers difficiles. On ne donne pas les moyens aux éducateurs, soupire Natacha Grelot. Une nouvelle réunion publique aura lieu en février.




