|
Lundi soir, les interrogations des habitants ont essentiellement porté sur les nuisances routières actuelles et les évolutions possibles dans l’avenir. |
Quel avenir pour les Yvelines ? Cette interrogation est la colonne vertébrale qui a soutenu la réunion publique organisée par l’association Sauvons les Yvelines dans la salle des fêtes de Marcq. Lundi 26 novembre, à quelques encablures de la fin de l’enquête publique sur le Sdrif, l’association a tenu à réaffirmer ses positions en matière d’aménagement du territoire et plus particulièrement contre le maillage routier du département.
Ce bref rappel ravivé dans le souvenir des trois cents habitants présents, le président de l’association, Pierre Souin, a laissé la parole à la représentante de Mireille Ferri, vice-présidente de la Région. Sous couvert de son obligation de réserve, Rachel Kahn a sommairement présenté les axes majeurs du Sdrif. Elle a évoqué le développement de l’accès au logement, aux transports, aux grands équipements, l’organisation urbaine pour anticiper les mutations climatiques et le développement de l’emploi.
La liaison qui fait débat
Rapidement, le débat s’est centré le projet de liaison plus connu sous l’appellation de Voie Nouvelle de la Vallée de la Mauldre. Dans le public, les différents intervenants se sont inquiétés des divergences entre les stratégies menées par le Département et la Région. « Peut-on faire des déviations locales ? La liaison Mantes/Saint-Quentin va-t-elle boucler ce que vous appelez la 4e rocade de Paris ? » A ces interrogations, Sauvons les Yvelines a répondu par l’affirmative. « Nous vous invitons à soutenir le projet de Sdrif qui préserve l’environnement de l’Ile-de-France, pour nous et les générations futures », proposait un tract distribué à l’entrée. « Le conseil général a un projet bien ficelé. Il essaye de passer en force. Si on ne fait rien, nous aurons un axe à 2x2 voies. On va perdre notre département vert, soutient Pascale Oger, maire de Montainville et secrétaire générale de l’association. Aujourd’hui, nous sommes 22 communes, 22 pots de terre contre un pot de fer. Maintenant, on fait le poids », insiste-t-elle. Si les positions sont clairement ancrées, Sauvons les Yvelines souhaitait surtout faire de cette réunion une invitation à participer à l’enquête publique.
« Écrire ce que vous souhaitez »
« Elle n’est pas un référendum, mais simplement la possibilité d’aller écrire dans le cahier de l’enquêteur ce que vous souhaitez pour l’avenir », a fait valoir Anny Poursinoff, conseillère régionale. « Dans l’enquête publique, vous pouvez mettre des réserves », précise Pierre Souin. « Et aujourd’hui, il faut mieux défendre les principes du Sdrif en émettant des réserves que de le refuser et se prendre “le Grand Paris” sur notre territoire, celui des opérations d’intérêt national », ajoute l’association. « Nous avons jusqu’au 8 décembre pour écrire ce que l’on voudrait où ne voudrait pas », a conclu l’un de ses membres.
Comment donner son avis
Que l’on soit pour ou contre le Sdrif, trois possibilités existent pour donner son avis. La première est de se rendre dans l’un des dix-sept lieux de permanence du département. La suivante est de rencontrer un enquêteur lorsqu’il est présent sur un site. La dernière est d’écrire au Président de la commission d’enquête du Sdrif au 35, boulevard des Invalides - 75007 Paris. Informations : www.iledefrance.fr




