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La Polonaise Julia Michalska |
L’irruption inopinée de la Polonaise Julia Michalska, plusieurs fois championne du monde chez les juniors et les moins de 23 ans, n’a pas permis à Gwénaëlle Lévêque (AMMH) de s’imposer comme l’année dernière en skiff senior. La Meulanaise a terminé 4e (en 19 min 33), à 48 secondes de Michalska (18 min 45). Un écart que le président de l’AMMH trouve « logique » sur la distance (4 500 m), et qui n’est pas fait pour démoraliser sa rameuse. Huitième des derniers championnats du monde Elite, Michalska devrait représenter son pays aux prochains Jeux Olympiques.
Les autres Meulanaises, Justine Billet et Clémentine Salmin, sont 11e (à 1 min 18) et 14e (à 1 min 24). Pour Salmin, deuxième l’an passé, c’est une déception.
Sur une telle épreuve contre la montre, relativise Fabien Étienne, « on peut partir sur un faux rythme » et passer totalement au travers. Rien n’interdit aux entraîneurs de communiquer avec leurs athlètes, mais la règle générale est que l’on est plutôt livré à soi-même. « Quand j’étais rameur, reprend Étienne, je n’écoutais pas trop ce qu’on me disait de la berge. »
Leur longue habitude de ce parcours aux trois virages, dont deux vraiment marqués, n’empêche pas les Meulanais, telle Justine Billet, « de foncer sur les berges ». Elle le raconte en riant. Billet, qui vient de passer une année à ne faire pratiquement que de l’aviron, confie que son entrée en hypokhâgne (elle est interne à Saint-Germain-en-Laye) ne l’autorise plus à fréquenter autant les bassins. Chez les hommes, l’épreuve a été remportée par Mathieu Ronan (Argenteuil) en 17 min 00. Pour espérer bien figurer, il fallait se situer « dans les 10-12 premiers Français ».
Du côté de l’ASM, le meilleur résultat est dû à la skiffeuse cadette Alice Houriez, cinquième, qui confirme les bonnes dispositions entrevues au Circuit des îles. L’entraîneur André Pécaric retient aussi la deuxième place (derrière Versailles) de son quatre barré cadettes.
Pécaric a apprécié aussi de voir ses minimes « ramer propre » dans des conditions d’autonomie relativement neuves pour eux. Même constat pour l’AMMH, dont les yolettes minimes ont pris la tête du classement chez les filles et chez les garçons.




