L’entreprise Sumco France, située à Dennemont sur le route de Guernes, doit fermer ses portes le 31 décembre. Une trentaine de salariés ont déjà été licenciés. Deux autres vagues de licenciements doivent suivre.
Au mois de mai dernier, les cent salariés de Sumco France ont appris que leur entreprise fermait ses portes. En cause, un déficit financier important : 3,4 millions d’euros de perte par an.
Pourtant l’entreprise a connu des périodes très florissantes. Fondée en 1989, elle fait travailler quinze salariés. Quand elle est rachetée en 1995 par un groupe japonais, elle emploie jusqu’à 170 personnes avant d’atteindre son apogée en 2000. Mais dès 2001, la forte concurrence dans le secteur des composants électroniques en particulier des pays asiatiques a eu raison de l’entreprise mantaise.
Vingt salariés déjà reclassés
La production a été arrêtée dès le mois d’octobre, trente salariés ont déjà été licenciés le 15 octobre, une deuxième vague devrait suivree le 31 décembre une troisième est prévue pour le 28 février 2008. Actuellement, les salariés travaillent toujours à l’entreprise mais s’affairent au nettoyage, à la mise en sécurité et à l’inventaire des machines.
Espoir d’une reprise ?
José Caseiro membre du CE (comité d’entreprise) est tout de même satisfait du plan social mis en place par la direction. “Nous avions demandé une antenne emploi et ça a été fait, une vingtaine de salariés sont d’ores et déjà reclassés en formation, nous sommes donc optimistes pour la suite”, affirme-t-il.
Six personnes ont déjà retrouvé un emploi selon Alain Langlais, le directeur de l’entreprise, dans le Mantois ou bien en Normandie.
Si l’entreprise ferme tout sera vendu par morceaux. Mais l’espoir d’une reprise n’est pas pour autant perdu. En effet, Alain Langlais évoque deux éventuels repreneurs, qui maintiendraient une partie de l’activité et donc une partie des salariés. Réponse le 31 décembre.






