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Au micro, Mohammed Elrazi délégué syndical Dunlopillo. |
L’autre mardi, une délégation de salariés CGT de Dunlopillo a été reçue par la sous-préfète alors même que le syndicat manifestait ses inquiétudes devant les rumeurs de disparition du tribunal des Prud’hommes. Les salariés de Dunlopillo veulent avoir la certitude que l’usine ne quittera pas le Mantois.
La direction de Dunlopillo a entamé des démarches durant l’été dans le but de transférer l’usine sur un autre site. L’usine classée Seveso 2, située rue des Marronniers à Mantes-la-Jolie, fabrique des matelas en latex et en mousse de polyuréthane, et emploie 460 salariés.
« Informés par la bande », les représentants du syndicat de salariés CGT ont décidé d’informer leurs collègues de travail courant septembre. « Deux jours après, une information de la direction confirmait le projet de déménagement », rappelle Dominique Leroy secrétaire du syndicat. Selon la CGT, l’usine pourrait être transférée sur le territoire de la CAMY, « du moins les démarches de la direction allaient dans ce sens », explique Dominique Leroy. Dès lors, le syndicat favorable au maintien de l’activité dans le Mantois, explique avoir préféré se positionner officiellement, et de faire pression pour le maintien de l’activité ici. « Dunlopillo est l’une des dernières usines du Mantois. Nous avons un savoir-faire qu’il faut préserver », déclare le syndicaliste. Le déménagement de Dunlopillo pourrait intervenir d’ici trois ou quatre ans. « Pour l’instant, on a entendu parler de Guerville et d’autres endroits sur le territoire de Mantes-en-Yvelines », ajoute-t-il.
Ce serait sans doute un moindre mal, même si le syndicat CGT rappelle que beaucoup d’argent a été investi dans la sécurité sur le site de Gassicourt, pour se conformer à la réglementation qui impose aux industries chimiques classées de procéder à la sécurité de leurs installations.




