Vendredi, les résidents des Bords de Seine étaient invités par la municipalité à une réunion d’information sur l’avancement des travaux dans leur quartier. À l’école Uderzo, ils étaient près d’une cinquantaine à avoir répondu présent. Le maire Michel Vialay a fait le point sur la progression des travaux engagés : « La maison de l’enfance devrait être inaugurée le 8 décembre prochain. On y trouvera une crèche collective de 40 berceaux, des bureaux du service petite enfance et un relais d’assistantes maternelles ». Il a ensuite présenté les autres grands chantiers immobiliers à venir : « La rue Marcel-Tabu verra la création de 290 logements, la rue Castor 187 et la rue des Abattoirs 62 ».
Présent dans la salle, Guillaume Quévarec, candidat PS aux prochaines municipales, a répliqué que s’il était élu il s’engagerait « à stopper immédiatement cette opération car il n’y a pas eu de concertation directe avec les habitants ».
La démolition en 2008 de Mantes Primeurs permettra d’entamer la création du centre géronto-clinique. « La création de ce centre Léopold-Bellan offrira ainsi une gamme de logements aux seniors ». La destruction de l’ancienne coopérative et de Gamm Vert laissera la place à une nouvelle configuration de la voirie et à une résidence de 297 logements.
« Je suis inquiet »
Laissant le micro aux habitants, Michel Vialay est rapidement interpellé sur des problèmes de sécurité : « Je suis inquiet, lance un résident. En février et en octobre, dans ma résidence, plusieurs véhicules ont été fracturés et ont subi des vols. Il y a eu trois vélos de volés en mars et à nouveau trois autres au début de ce mois. Et pourtant ce quartier dispose d’un poste de police municipale ». Des cas similaires sont alors rapportés par des habitants d’autres résidences du quartier.
Un riverain va plus loin : « Je suis nouveau sur Mantes-la-Jolie. On m’a vendu un beau projet avec un bel emballage mais il n’y a pas de contenu. À plusieurs reprises, à cause de personnes qui doublent n’importe comment sur le boulevard des Cygnes ou qui roulent beaucoup trop vite, mes enfants ont failli se faire renverser. Et je ne vous parle pas des motos qui circulent sur les zones de promenades. »
Alors que s’enchaînent des témoignages sur des faits identiques dans l’assemblée, le maire Michel Vialay se veut rassurant : « Je suis navré que vous subissiez de tels préjudices et je comprends votre inquiétude. Mantes-la-Jolie n’est pas une ville où il y a plus de délinquance qu’ailleurs. Je reste convaincu que la situation s’améliore », affirme-t-il, avant d’assurer : « Je suis conscient de certains problèmes. J’apporterais des solutions pour répondre à vos inquiétudes ».
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