Rassemblement bon enfant, mais déterminé vendredi en fin d’après-midi au 20 rue Gambetta, sous une pancarte dénonçant les marchands de sommeil. 500 euros minimum pour un taudis. « Pratiquement en face du luxueux Monoprix que la municipalité veut édifier, des locataires vivent dans des conditions insoutenables », résume le tract que distribue le petit groupe de manifestants. Emmené par le conseiller municipal Marc Jammet (PCF) et par le DAL, un comité de soutien informel s’est constitué autour des quatre familles qui vivent là, avec plusieurs enfants, sans chauffage.
Depuis un an, la situation est bloquée. Estimant les logements insalubres, la caisse d’allocations familiales ne paie plus l’APL (aide personnalisée au logement) qui représente parfois plus de 80 % du loyer pour ces familles en situation précaire. Le propriétaire, lui, ne règle plus ses factures de gaz, d’électricité et d’eau. Résultat : des coupures répétées.
« Pour faire partir les locataires, il n’a pas remis la chaudière en marche. Les gens font comme ils peuvent avec des chauffages d’appoint. On arrive à des conditions indignes. Tout le monde sait et personne ne lève le petit doigt. Personnellement, je suis inquiète. Il y a eu des précédents dramatiques à Paris », souligne Monique Bouillaud, la présidente du DAL rappelant que les autorités publiques locales ont été alertées sur ce dossier.
« On ne lâchera pas »
« Maintenant, on ne lâche plus. Nous serons présents tous les vendredis à partir de 17 h 30 tant que la situation ne sera pas réglée. Nous appelons les Mantais à la solidarité et à venir nous rejoindre », enchaîne Marc Jammet.
Le comité de soutien exige que des poursuites soient engagées contre le propriétaire et que le chauffage soit immédiatement rétabli.
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