|
Le jeune motard s’est tué en percutant la 405 qui faisait demi-tour. |
Deux jeunes de Guernes se tuent sur la route de Sandrancourt
Lundi, sur la route de Sandrancourt, on pouvait encore apercevoir de la sciure sur la route près d’un arbre, ce qui restait de l’accident mortel du samedi soir précédent. Il était un peu plus de 2 heures du matin quand la Clio blanche est allée s’enrouler autour de l’un des rares arbres de la route de Sandrancourt, à quelques mètres de l’entrée du centre des Compagnons d’Emmaüs. Le conducteur, âgé de 21 ans, et le passager arrière-gauche de 26 ans ont été tués sur le coup. Les trois autres passagers ont été blessés dont un grièvement. Il était encore en réanimation lundi matin après avoir subi de multiples opérations aux jambes.
« Des enfants du village »
Les cinq jeunes, tous originaires de Guernes, se connaissaient depuis l’enfance et passaient l’essentiel de leurs week-ends ensemble. Lundi après-midi, à Guernes, c’était encore la stupeur. « On n’arrive pas à imaginer un tel drame. On pense aux parents », soupire une habitante. « Tout le monde est bouleversé. On les connaissait tous. On connaît les parents. Ce sont des enfants du village », ajoute Nadine Kergoeti, la gérante de la supérette de la commune.
Mais concernant les circonstances de l’accident, les habitants restent muets. Personne ne veut évoquer ce qui a pu se passer. « Ils étaient partis à Mantes faire un billard ou un bowling, je ne sais plus… Ils sont revenus car c’était fermé. Ils rentraient mais ne sont jamais arrivés, confie, perdue, la belle-mère d’un des garçons qui se trouvaient dans la voiture. Ce jeune homme s’en est sorti avec quelques blessures.
Dans les villages voisins c’est la même émotion : « On emprunte cette route tous les jours. Cela aurait pu être n’importe lequel de nos gosses », lâche une habitante de Sandrancourt.
Pas de permis
Pour l’heure, l’enquête a pu préciser que le conducteur ne possédait pas le permis de conduire. Mais de leur côté, les proches des victimes pointent du doigt l’état de la chaussée : « La route était trempée, il avait plu toute la soirée. Avec le va-et-vient des camions des carrières à longueur d’année, le bitume est défoncé. Il serait temps de faire quelque chose. » Afin de préserver leurs enfants, les parents ont préféré taire le décès des deux jeunes hommes. « Les médecins nous ont conseillé d’y aller en douceur. »
Enfermées dans leur drame, les familles des victimes n’ont pas eu la force de répondre aux nombreuses marques de soutien de tout le village. « Je n’ai pas encore réussi à sortir de chez moi et à croiser les gens du village. Tout le monde a conscience de la douleur de ces gamins qui ont perdu leur copain, déplore la belle-mère. Aujourd’hui, ceux qui sont restés vont devoir se reconstruire. A nous de nous serrer les coudes. »
Mézy : le motard se tue en percutant la 405
Encore un accident mortel sur la D190, cette fois entre les deux feux de Mézy-sur-Seine. Vers 19 heures, dimanche 11 novembre, il pleuvait et la route, déjà dangereuse, était très glissante. La vitesse conjuguée à la météo a-t-elle été la cause de ce terrible choc entre un motard et un automobiliste ?
Vraisemblablement, le motard qui se rendait vers Juziers n’a pas vu la 405 faire un demi-tour en direction de Meulan. Le face à face a été très brutal, la moto s’est encastrée dans le véhicule et son pilote âgé de 27 ans a été tué sur le coup.
Le chauffeur de la voiture, lui, a été blessé et transporté par les pompiers à l’hôpital. La D190 a été complètement coupée le temps que les secours fassent leur travail. Les automobilistes ont été déviés par le centre de Mézy.






