Les coups de feu sont tirés vers 18 h 45, à l’intersection des rues Maryse-Bastié et Pierre de Ronsard, au Val-Fourré, mercredi dernier. L’un des tirs atteint un homme de 19 ans, domicilié dans le quartier, que les secours découvrent à leur arrivée allongé au sol, blessé au niveau de la cuisse droite par une balle. Une douille est retrouvée à quelques pas par les fonctionnaires de police. Conscient, le jeune homme est dirigé vers le centre hospitalier de Mantes dans un état qui n’inspire pas d’inquiétude. Il est opéré pour une fracture du fémur et de la hanche le lendemain. L’auteur du coup de feu, lui, est déjà loin.
La police judiciaire est rapidement saisie de cette affaire qui ressemble à un règlement de compte et les enquêteurs se demandent si elle n’aurait pas un lien avec le meurtre de Saïdou, un adolescent de 17 ans, tué par balle près du centre commercial Mantes 2, près de son domicile, fin 2006.
La fusillade de mercredi est-elle un acte de vengeance de ses proches ? Jeudi matin, deux de ses frères, âgés de 17 et 20 ans, établis au Val-Fourré, sont interpellés et placés en garde à vue. Le troisième, qui n’est autre que le footballeur Oumar N’Diaye, 22 ans, est lui aussi appréhendé dans la soirée, à Caen (14) où il évolue en Ligue 1.
« Je ne me suis pas inquiété »
Au club bas normand où la mise en garde à vue du joueur est confirmée, c’est d’abord le choc… puis le soulagement lorsque Oumar N’Diaye est remis en liberté à l’issue de son audition, vendredi soir. Aucune charge n’est retenue contre lui.
« Ça a été une semaine particulière pour moi et ma famille, déclare-t-il dimanche, quelques minutes après son match de CFA. J’ai juste été entendu suite à une affaire concernant ma famille, c’est normal d’être entendu. J’ai été surpris de l’ampleur que ça avait pris dans les médias et pas mal de choses ont été dites sur moi. Ça va très bien dans la tête et dans les jambes. Je n’ai rien à me reprocher, je savais que je serais en garde à vue quarante-huit heures et qu’après ils me relâcheraient. Je ne me suis pas inquiété. Je n’ai pas de casier, pas de fichier, ça a été prouvé. Maintenant, j’ai repris mon métier tranquillement. Je remercie le club, le président Fortin, les entraîneurs et mes amis pour leur soutien. »
Son frère de 20 ans a, lui, été mis en examen pour tentative d’homicide alors que le mineur de 17 ans est poursuivi pour complicité.
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