Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 16,2 % sur la 8e circonscription en 2002, 6,4 % au printemps 2007 pour seulement 4,2 % à Mantes-la-Jolie. Le candidat frontiste, Jean-Claude Varanne, le dit lui-même : il a « morflé » lors de la dernière consultation électorale.
« Moins de tracts »
Il repart toutefois en campagne et pourrait être la seule tête de liste FN de la région en mars.
« Je défends l’idée que le Front national doit avoir le plus de candidats possibles aux municipales. C’est évidemment un problème financier aussi, lié indirectement aux législavives où on a pris une baffe. En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de franchir la barre des 5 %, ce qui va me permettre d’être remboursé de mes 25 000 euros de frais de campagnes, mais je ne vais la percevoir qu’en février ou mars. »
L’effort financier que doivent fournir les candidats potentiels « effraie un peu », selon Jean-Claude Varanne, même si le parti, dont les finances sont dans le rouge, peut encore les aider. « Mais il y aura peut-être moins d’affichage et moins de tracts. »
Est-ce la fin du Front national ? « Je ne pense pas. Nous avons notre congrès à Bordeaux (ce week-end, ndr). Dans trois ans, le président voudra peut-être passer la main. Est-ce qu’il y aura une bagarre ? Je ne veux surtout pas y penser. »
Quoi qu’il en soit, Jean-Claude Varanne, par ailleurs candidat à l’élection cantonale, se frotte les mains face à ses challengers de Mantes-la-Ville : les socialistes « se bouffent entre eux » et, malgré ses efforts d’union dès le premier tour, la droite pourrait bien partir divisée. Pour rester au conseil municipal, où le mouvement a deux représentants, il espère aussi une déception des électeurs de Nicolas Sarkozy pour lui reprendre une partie de ses voix : « Sarko en fait de trop. Il peut y avoir un revirement, s’il continue son ouverture. »
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