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Dee Dee Bridgewater. |
Elle fit d’abord une resplendissante entrée en scène. La marraine du 9e Festival Blues sur Seine, souriante, était revêtue, samedi dernier, d’une somptueuse robe blanche dont les manches se dépliaient comme des ailes. Présentation des musiciens maliens ensuite, avec qui elle a travaillé à son dernier album Red Earth- A malian journey sorti cette année. Elle a élu le Mali “terre d’origine” de sa musique, et terre de son cœur, car elle explique y retrouver ses racines spirituelles et artistiques. D’ailleurs, la terre rouge de ce pays africain lui rappelle les berges du Mississipi où elle est née. De cette rencontre, elle fit une fusion entre jazz et musique malienne. Le public de Blues-sur-Seine a apprécié le métissage de sa voix ronde et sensuelle avec les rythmes du djembe, du tamani ou de la kora.
A ce mariage, elle ajoute une complicité avec ses musiciens. Avec le chanteur Kabine Kouyate elle interprète Bad spirits, puis un peu plus tard avec la chanteuse Amy Sako, c’est un autre éblouissant duo, sans oublier son fils Gabriel Durand avec qui elle chante Children go on.
Dee Dee Bridgewater a évolué sans cesse depuis le début de sa carrière. Aujourd’hui, cette communion avec la musique africaine lui apporte, dit-elle, une énergie vitale, un épanouissement, d’où rejaillit une sensibilité inégalée.
L’artiste a été nommée Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres en mars 2007 et a obtenu le 1er juin 2007 une victoire d’honneur lors de la 5e édition des Victoires du jazz. Les spectateurs des Mureaux complètement séduits l’ont longuement ovationnée.






