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Bénédicte Bauret, ici aux côtés d’Alain Thébault et d’Edmond Léglise. |
« On conservera la ville si on est capable de mobiliser les électeurs sur des idées de gauche, mais certainement pas en élargissant à droite. »
Les conseillers sortants du groupe communiste et partenaires sont au travail depuis plusieurs mois et c’est avec les Verts et des militants alternatifs notamment qu’ils présenteront leur liste Gauche citoyenne pour Mantes-la-Ville en mars. Il y aura « pas mal de nouveaux venus », promettent-ils. Une union avec le Parti socialiste dès le premier tour ne paraît pas probable aujourd’hui. « Nous n’en avons pas discuté entre nous », assure Bénédicte Bauret. Mais le candidat désigné par les militants, Frédéric Mallozzi, « est quelqu’un avec qui nous avons plutôt eu de bonnes relations », dit Alain Thébault.
Echaudés au cours d’un mandat dont ils jugent le bilan « pas satisfaisant », les élus sortant ont en travers de la gorge la fermeture de la piscine municipale « pour faire des économies sur le budget de fonctionnement » il y a cinq ans, et l’acceptation par le maire Annette Peulvast (PS) d’une vice-présidence au sein de l’exécutif de la communauté d’agglomération, lorsque la gauche en a été évincée.
« Dérive autocratique »
A l’avenir, ses membres assurent qu’ils ne transigeraient pas « sur la démocratie » : « Nous voulons éviter que des groupes ou que des adjoints ne soient mis à l’écart des décisions. Si nous revenons, aucun groupe politique n’aura la majorité absolue », prévient Alain Thébault qui s’appuie sur « l’expérience » menée au conseil régional. A 53 ans, le porte-parole du groupe n’est d’ailleurs pas certain de figurer lui-même en position éligible : « Je fais de la politique depuis longtemps. Je peux très bien m’investir sans être élu. »
Bénédicte Bauret, elle, entend bien siéger. Et elle veut que les choses changent : « Il faut instaurer une politique de démocratie forte et montrer que la ville est à gauche en changeant les pratiques qui y sont en cours depuis sept ans, par une dérive autocratique. »
Sur le volet urbanisme, qui figure parmi les enjeux de cette élection locale, le groupe entend « densifier le centre-ville » par de nouveaux logements. Sociaux de préférence. « Plus de 500 familles sont en attente d’un appartement », souligne Bénédicte Bauret.
« En centre-ville, ils éviteront aux personnes d’avoir à trop se déplacer. Le cadre de vie y est agréable pour les piétons et les cyclistes », estime Edmond Léglise, soutien du groupe qui ne se déplace jamais sans son deux-roues.
Services publics
« La densification peut se faire par de petites opérations, idéalement aux normes Haute qualité environnementales, disséminées sur la ville », complète Bénédicte Bauret.
Les services publics municipaux sont par ailleurs mis en valeur : « Il faut que le personnel communal soit vu comme une chance et non comme une ligne budgétaire coûteuse, poursuit-elle, qu’il s’agisse des crèches, des assistantes maternelles, du personnel d’entretien dans les écoles. Il faudra se battre pour que l’entretien des espaces verts reste une compétence de la commune. »
Quant aux deniers publics, « la ville n’est pas exagérément endettée et l’état de la voirie montre qu’il y a besoin de faire des choses très vite ».
Une augmentation progressive des impôts, « selon l’indice du coût de la vie » a d’ailleurs la préférence du groupe qui vient d’ouvrir un site internet (www.gauchecitoyenne-mlv.fr) et prévoit cinq réunions publiques d’ici la fin de l’année.




