|
Les salariés d’Alpa veulent de meilleures conditions de travail. |
Ils sont à bout et le font savoir. Une cinquantaine de salariés de l’usine Alpa, qui appartient au groupe italien Riva, ont stoppé les machines et bloqué l’entrée des camions durant deux heures mardi et vendredi midi.
Rappelons que l’entreprise Alpa, ouverte en 1979, compte 299 salariés.
Beaucoup de revendications
Déjà en février, ils avaient cessé le travail durant une journée et avaient menacé d’aller jusqu’à la grève si rien ne bougeait ("Courrier" du 5 mars 2007).
Depuis rien n’a changé. «Nous n’avons rien obtenu », explique Antoine Gislain, délégué CGT. Les problèmes sont les mêmes qu’il y a six mois : baisse des salaires, bizarreries sur les fiches de paie, problèmes de sécurité, temps de pause non payé… Ils réclament également le paiement du temps d’habillage et de déshabillage.
Depuis le changement de direction par la société italienne Riva, rien ne va plus. Les salariés évoquent un mépris de la part de la direction et des avantages qui partent en fumée.
Ils se plaignent également des conditions de travail extrêmement difficiles. « On travaille dans la poussière et le manque d’oxygène. Les machines de dépoussiérage censées aérer l’atmosphère ne fonctionnent pas. On évolue dans une atmosphère pleine de produits toxiques », continuent-ils.
Peu d’impact
La grève est perlée : les salariés ne peuvent cesser le travail plus de huit heures d’affilée, « sinon on perd quatre heures de production et on perd nos primes alors déjà qu’on n’en a plus beaucoup », fustige un gréviste.
Les ouvriers bloquent l’entrée des camions pendant deux heures le midi mais ils peuvent difficilement faire plus.
Mais ils ne comptent pas s’arrêter là et préparent une autre grève en collaboration avec les quatre autres usines situées dans le Nord de la France.






