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François Gerber. |
Mais que diable est-il venu faire dans cette galère ? La question se pose car on trouve ville moins difficile pour débuter une carrière politique… « Après sept années de gestion Garay, le bilan n’est pas positif. Avec tout l’argent versé depuis 2001, la ville n’a pas vraiment changé. Alors qu’en dix ans, Mantes-la-Jolie a fait un bond en avant, avec une situation sûrement plus difficile », introduit celui qui affrontera le maire sortant.
À 49 ans, cet avocat mantais proche de Pierre Bédier, le président du conseil général, crée le choc de ces municipales. Sa liste “Réunir” aura une teinte bien à droite, mais le candidat souligne qu’il s’est ouvert à « toutes les sensibilités », avec des « gens qui ont eu de forts engagements à gauche. »
« On a écouté ce que les gens nous ont dit, dans tous les quartiers, des gens du monde associatif, des gens qui ont travaillé pour la ville, avec MM. Etoré et Garay, et qui ont été déçus par leur action », explique François Gerber.
Sécurité
L’avocat est aussi historien, auteur de plusieurs ouvrages sur l’aviation, il compte exploiter ce créneau pour communiquer différemment et apporter du lien et une identité aux Muriautins. L’aérodrome, l’histoire aérospatiale, « cette image n’a jamais été suffisamment utilisée, ni valorisée », estime-t-il.
Classé parmi les “parachutés”, François Gerber indique posséder un appartement aux Mureaux près de la caserne de pompiers, et avoir de nombreuses amitiés et autant de relations professionnelles dans la localité. « J’ai défendu pendant longtemps les salariés de la régie Renault, pour certains je les ai retrouvés à la tête d’associations culturelles ou religieuses », confie-t-il.
Les deux premiers chantiers auxquels il compte s’attaquer, s’il est élu, concernent la vie citoyenne et la sécurité. « Il faut commencer par travailler sur ce qui inquiète le plus les habitants : l’insécurité. Je n’ai pas le sentiment que François Garay ait pris ce problème à bras-le-corps. Une des demandes des habitants porte sur la sécurisation des trajets scolaires », souligne le candidat.
« Je remarque aussi que les Muriautins ne sont jamais associés aux décisions prises par la municipalité. C’est une des rares villes de 35 000 habitants à ne pas avoir de représentation consultative. Si je suis élu, je veux créer des comités de quartier. »
De la méthode
La rénovation urbaine, question centrale pour l’avenir des Mureaux, François Gerber la sent « mal partie ». Il veut certes « dédensifier les quartiers », mais souhaite avant cela « changer la méthode. » Le renouveau commercial sera aussi déterminant. « L’inquiétude, c’est l’ouverture de Family village (40 boutiques ouvrent à Aubergenville le 7 novembre, NDLR). C’est un coup de grâce pour le commerce local », estime François Gerber.
Il raconte avoir déjà tenté de recruter un poissonnier – il n’y en a pas aux Mureaux. Il travaille encore sur le projet d’un marché et s’intéresse aux dispositifs de préemption des fonds de commerce.
Pour la petite enfance, son projet est de créer quatre crèches supplémentaires pendant la première année du mandat, « ce qui permettra aux jeunes de 25 à 35 ans de trouver du travail. »
Enfin, à l’heure où l’on parle de la suppression du tribunal des Prud’hommes de Mantes-la-Jolie et du transfert des Prud’hommes de Poissy, le candidat souhaite créer un tribunal à mi-chemin entre les deux villes. « À côté de la médiathèque, cet équipement public serait valorisant pour les Muriautins. » La demande a déjà été faite auprès des services de Rachida Dati la garde des Sceaux.
Un passé à gauche
Conseiller municipal de Mantes-la-Jolie entre 1989 et 1994, d’abord proche du Parti socialiste, il a travaillé avec l’ancien maire de Mantes Paul Picard (PS), avant de rejoindre Pierre Bédier (UMP) lorsqu’il a été élu maire de Mantes-la-Jolie, en 1995. De son parcours, il ne regrette rien et considère ne plus être un homme de gauche au regard de ce qu’elle est devenue. Depuis sa “rupture” avec les socialistes en 1993, il n’a rejoint aucun parti et se définit plus volontiers en référence à des « valeurs humanistes ».




