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Marc Jammet (à droite) et les autres opposants ont déposé la pétition en sous-préfecture. |
1 200 signatures : tel est le contenu d’une pétition déposée vendredi 26 octobre dernier, dans les bureaux des services de la sous-préfète. 1 200 signatures recueillies en une seule journée par les militants, les associations et les élus de la gauche pour faire entendre leur « non » à l’instauration d’une franchise médicale, réclamée par le président Nicolas Sarkozy. Réunie devant les locaux de la sous-préfecture de Mantes-la-Jolie, dès 18 heures, la cinquantaine de manifestants, parmi lesquels des malades, voit en ce dispositif, qui prévoit le non-remboursement des dépenses de santé au-delà d’un certain seuil, « une vraie régression sociale ».
« Respecter le droit à la santé »
« Nous avons apporté cette pétition à la sous-préfète, car elle est la responsable de l’État sur le Mantois. Ce sera donc à elle de faire remonter nos réclamations auprès des plus hautes instances du pays », explique Marc Jammet, conseiller municipal PC à Mantes-la-Jolie, présent ce jour-là. Créée afin de financer le plan de lutte contre le cancer, la maladie d’Alzheimer et l’amélioration des soins palliatifs, la franchise médicale, qui doit prendre effet au 1er janvier 2008, est considérée par ces opposants « comme la fin de l’assurance sociale dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège les individus en bonne santé et les malades. Avec cette franchise, on quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée ». Cette franchise sera de 0, 50 euros par boîte de médicaments, 0, 50 euros pour tous les actes paramédicaux et de deux euros sur tous les transports sanitaires. « Cette franchise c’est un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance-maladie ne remboursera rien. Il faut faire respecter le droit à la santé. »




