En éclaireur de la délégation française, le Muriautin Ali Hallab avait le redoutable honneur de débuter mardi 23 octobre contre une vieille connaissance, le redoutable Bulgare Detelin Dalakliev, vice-champion d’Europe en titre et n° 4 mondial.
Hallab impose son rythme
Pour ce septième face à face entre les deux pugilistes, l’Yvelinois n’a pas failli et a battu aux points (31-21) son opposant en 32es de finale des poids coq.
Prenant les devants d’emblée, l’élève de l’entraîneur Moktar Hadjri enchaîne bien et creuse l’écart à mi-combat. Il se déconcentre alors et permet à Dalakliev de revenir au score grâce à un travail en force. Heureusement, durant un ultime round convaincant, le Français retrouve sa lucidité pour finir en roue libre.
Trois jours plus tard, Hallab affrontait le modeste Turkmène Alanberdy Ishankuliyev. Cette fois-ci, le suspense n’aura pas été de mise puisque le duel s’est achevé au deuxième round, l’écart de 20 points réglementaire pour stopper le combat ayant été atteint.
« Dès le début, j’ai essayé d’imposer le rythme du combat, a commenté Hallab. Je savais que c’était un bon boxeur et que je devais prendre les devants. Et lorsque j’ai vu que je menais 17-0, j’ai haussé le rythme pour conclure rapidement et avoir plus de temps de repos. Dans une compétition aussi dure que celle-ci, ce paramètre est important. »
Le poids coq, qui a estimé que l’accession à la finale était envisageable, devait se mesurer dans la nuit d’hier au régional de l’étape, l’Américain Gary Russell. Un succès lui ouvrirait, outre les portes des quarts de finale, celles autrement plus motivantes des Jeux Olympiques de Pékin.
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