Parachuté, lui ? Pas du tout ! « J’ai été élu suppléant de Pierre Cardo sur la 7e circonscription des Yvelines, j’ai participé à ma deuxième Fête du fromage (un critère d’adoption à Meulan) et je vis à Meulan depuis quatre mois », déclare Arnaud Richard, tête de liste UMP aux municipales de mars 2008. Nous avions en effet présenté Arnaud Richard comme un « parachuté », un titre qu’il rejette, certificats à l’appui !
Suppléant de Pierre Cardo
Le conseiller parlementaire de Jean-Louis Borloo (depuis 2001), ministre d’État, ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durable du gouvernement Fillon 2, n’est pas un nouveau-né en politique. À 36 ans, il a déjà derrière lui une carrière d’élu à la mairie de Rouen, en tant qu’adjoint au maire chargé des nouvelles technologies, et animateur des conseils de quartier. Il raconte être entré « en politique », comme on entre au petit séminaire (« la politique est un sacerdoce », nous confie-t-il) en 1988, conduit par un ami dans les rangs du RPR.
Dès 2002, Arnaud Richard est en contact avec Pierre Cardo, député-maire de Chanteloup-les-Vignes (UMP). C’est à cette époque que les discussions débutent pour la « conquête de Meulan ». Le jeune candidat voit la ville comme « un verrou dans le développement du territoire ». Meulan, ville stratégique, « déterminante pour le territoire et pour Pierre Cardo », avoue-t-il. On sait que porté par l’opération d’intérêt national, mais le travail avait débuté avant, le député de la 7e a développé, avec le soutien de la communauté de communes des Deux-Rives-de-la-Seine, un projet de développement économique durable. Pourquoi Meulan, ce « joyau en péril » (sic) en serait-il exclu ?
Enjeu pour le territoire
La critique est aussi assez sévère à l’encontre du choix de créer une communauté de communes, la communauté Vexin-Seine, dont Hardricourt et son potentiel économique ne font pas partie. « Pourquoi les atouts économiques du territoire sont aux portes de la communauté ? », s’interroge Arnaud Richard. « Je ne dis pas que Vexin-Seine n’a rien apporté. Je pense cependant qu’on ne peut pas continuer comme cela en créant des communautés qui n’ont pas de sens au regard des enjeux, face à un Mantois puissant, à côté de Cergy très puissant », poursuit-il. « La commune ne développe pas assez la capacité de travailler en partenariat avec ses voisins. Il est temps de dépasser les rivalités de voisinage et que Meulan saisisse sa chance », ajoute Arnaud Richard, et d’asséner : « Aujourd’hui, on ne peut plus dire à tout bout de champ que “l’État se désengage…” pour justifier ses échecs. Il faut récupérer les subventions, travailler avec l’État et toutes les collectivités. »
On ne saura rien en revanche de son projet municipal. « Il est trop tôt. » « Un projet se construit sérieusement, avec les acteurs, institutionnels, associations, commerçants », indique la tête de liste UMP. À l’heure qu’il est, Arnaud Richard poursuit ses consultations, plutôt discrètement et en petit comité, la plupart du temps au cours de réunions d’appartement. « Serein », il regarde les derniers résultats des élections législatives et présidentielles : « Meulan est à droite ! » L’élection de mars confirmera-t-elle la tendance locale constatée après les dernières législatives et la présidentielle ? À voir.
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