« Qu’est-ce qu’on fait pour Sandy ? », a demandé le maire Jean-Louis Fournier aux conseillers municipaux, au lendemain de cette mémorable victoire sur le Tour. L’idée est vite venue, raconte-t-il, d’organiser « un petit truc sympa » en l’honneur de Casar. Les 272 habitants ont été conviés au domaine d’Incheville. La moitié sont venus. Il fallait bien marquer le coup.
« C’est agréable d’être encouragé comme ça au sein de son village, commente Casar. D’autant plus que ce sont des visages que toute l’année on aperçoit sur le bas-côté, pendant les courses. »
À quoi Sandy Casar va-t-il consacrer son hiver ? « J’ai souffert du dos ces derniers temps. Le lendemain du championnat du monde (où un coup de fatigue l’a contraint à l’abandon, NDLR), j’ai subi une infiltration qui m’a imposé quinze jours d’arrêt. Cet hiver, si les choses ne s’arrangent pas, je ferai une grosse coupure pour mieux préparer l’année prochaine. Mais si cette douleur disparaît, je participerai à des cyclo-cross. Pas pour la compétition, pour m’amuser. J’aime l’ambiance des cyclo-cross : on peut y prendre le temps de voir des gens qu’on n’a pas l’occasion de croiser sur les courses. »
L’arrêt de l’équipe DN espoirs du CA Mantes-la-Ville (le Courrier du 3/10) attriste forcément le coureur de Saint-Illiers, qui est toujours licencié au CAMV. « C’est une équipe de plus qui disparaît. J’espère que le CAMV aura encore des coureurs, et qu’il reviendra à son niveau. » Sandy Casar rappelle que, par le passé, le CAMV a déjà connu une éclipse avant de revenir au plus haut niveau amateur.
Est-ce la ferveur des habitants de Saint-Illiers-la-Ville ? Casar est optimiste pour le vélo : « Je pense que le cyclisme a touché le fond et qu’il commence à refaire surface. On a vu cette année qu’il y avait beaucoup de monde sur les courses, pas seulement sur le Tour. C’est une chose que j’ai vérifiée partout en France, en Belgique et en Suisse. »
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