Limay est passée de 9 000 à 16 000 habitants en l’espace de quelques années. La sécurité est “un droit, selon le maire. Aussi important que le droit au logement, à l’emploi ou l’accès à la culture”.
Située près de Mantes-la-Jolie, ville du bassin ouvrier, elle a été secouée par de graves évènements ces dernières années. Il y a eu la prise d’otage du bureau de poste tout d’abord en septembre dernier. Et puis ces incendies criminels de novembre 2005 dont les protagonistes ont été arrêtés qui ont beaucoup choqué les habitants. Ces évènements remettent en exergue la question de l’insécurité à Limay et la création d’une éventuelle police municipale, ce que la mairie refuse toujours.
Délinquance : des chiffres en baisse
Il existe un poste de police à Limay mais il s’agit d’une antenne du commissariat de Mantes-la-Jolie : “On ne sait pas combien ils sont. Il faut, tout de même, rappeller que c’est grâce à nous qu’il y a eu un poste de créé en 1992”, rappelle Jacques Saint-Amaux.
“A l’époque, on nous avait annoncé la création de vingt-deux postes de fonctionnaires de police à Limay.” Aujourd’hui apparemment, personne ne sait combien ils sont en réalité. Malgré tout, la déliquance a baissé à Limay. De 1909 faits déclarés en 2001, il y en a eu 1364 en 2006. La ville connaît surtout des problèmes de vols liés intrinsèquement au trafic de drogue dans certains quartiers. Même si elle a baissé, elle est tout de même beaucoup plus importante qu’il y a dix ans, mais, selon le maire, cela suit le “phénomène national”.
Alors comment pallier à ce manque et rassurer les limayens ? L’une des solutions serait la création d’une police municipale ce que bon nombre d’habitants réclament.
Mais le maire s’y refuse insinuant que l’Etat se désengage et “c’est à eux de remettre la police à Limay. Une police municipale et pourquoi pas des instituteurs municipaux aussi ? ”
La mairie ne reste cependant pas les bras croisés. Dans un souci de prévention plutôt que de répression, elle a créé un poste de chargé de mission, un ancien CRS chargé du dialogue entre policiers et les habitants. “L’objectif, c’est de créer une passerelle entre la police, les acteurs sociaux, les animateurs et la population”, explique le maire.
Augmentation de la population
La population de la ville va augmenter avec les années à venir et avec déjà 16 000 habitants, une police municipale ou de proximité permettrait aux habitants de se sentir plus en sécurité. Mais Jacques Saint-Amaux préfère axer son action sur l’emploi et l’éducation, seule solution véritablement efficace selon lui pour pallier à l’insécurité.
Stéphan Champagne 'Mieux vivre à Limay)
"Les habitants ne sont pas tranquilles”
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