A Limay aussi, on prépare les municipales et pas seulement dans les couloirs de la mairie (Jacques Saint-Amaux est candidat à sa propre succession). En effet, une nouvelle association s’est créée mi-août et compte bien faire parler d’elle dans les mois à venir.
L’association Lea est une association qui se présente comme une association culturelle et environnementale. C’est Georges Chesneau, le président de l’association mais c’est Fabrice Taurisson qui en est la vraie star. Car c’est lui qui sera la tête de liste encarté UMP de l’association et se présentera donc face à Jacques Saint-Amaux. Lea, association qui regroupe divers “partis politiques et des apolitiques” se présente comme une association de développement durable, “un développement économique, social et environnemental”, selon Ali Rih, l’un des membres.
Ruche-école
L’association a beaucoup d’ambitions pour la ville. Mais pour le moment tout cela reste assez vague. A part un projet de ruche-école, les membres de l’association n’ont pas vraiment d’idée et de projet novateur. Ils comptent baser leurs idées suite à un diagnostic de la ville en cours.
Et de ce côté-là, ils ont des choses à dire. Tout est bon pour tacler le maire et tout y passe : service public, sécurité, mini-motos, circulation ou encore attractivité de la ville : “La ville est coupée en deux, d’un côté les pauvres et de l’autre les riches, nous souhaitons désenclaver tout cela, raconte Georges Chesneau. Nous voulons préparer l’avenir”.
Les membres de l’association reproche aussi à la mairie les permis de construire accordés à des entreprises « dont personne ne veut”, disent-ils, même s’il s’agit d’éco-industrie, donc de développement durable, soit dit en passant.
Incohérence
urbaine
Lea reproche aussi à la mairie le nombre trop important de logements qui se construisent sur “si peu de mètres carrés”. Et qui crée “deux types de populations qui ne se côtoient jamais”.
La mixité sociale, c’est le cheval de bataille de l’association. Faire en sorte que Limay ne soit plus “une ville coupée en deux”, trouver une cohérence urbaine et sociale. “Nous souhaitons tirer Limay vers le haut. On peut faire autre chose que des HLM, développer la ville et la faire entrer dans le XXIe siècle”, ajoute Fabrice Taussiron. Seulement là encore l’association pêche quand il s’agit de trouver des moyens. Ils comptent sur les réunions publiques des mois à venir pour peaufiner leur diagnostic et trouver des idées.
Polémique
La course aux municipales à Limay est à peine commencée que la polémique enfle déjà. Fabrice Taurisson habite Limay mais il n’y vit pas. Il loue une chambre chez l’habitant. Pour pouvoir se présenter aux élections municipales, il présente donc des quittances de loyer et une facture de téléphone portable afin de justifier une adresse. Il accuse la commission des élections d’avoir volontairement mis son « dossier de côté ».
A la mairie, on explique que pour pouvoir se présenter il faut « présenter un bail officiel, ce que Fabrice Taurisson n’a pas fait. Il ne vit pas à Limay. Il a fallu le lui réclamer c’est la raison pour laquelle son dossier a pris du retard ».
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