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Le retable de gypse présente l’Annonciation à Marie. |
« Je suis très heureux de marquer l’achèvement des travaux entrepris depuis 2000 », s’est réjoui le maire, Yves Giard, entouré de ses élus et de nombreuses personnalités de la région, samedi.
« C’est une belle restauration. Le retable n’a plus du tout le même aspect qu’avant. C’est très agréable d’avoir des bâtiments remis en état. Aujourd’hui, nous sommes heureux de redécouvrir ce patrimoine, car dès qu’une église est ouverte, il y a toujours quelqu’un qui rentre », constate Pierre Bourrière, de l’équipe patrimoine, regroupement paroissial de Bréval.
Marie-Hélène Micaux, architecte et Georges Barthe, restaurateur du patrimoine, ont présenté un diaporama complet sur les différentes étapes des travaux et ont souligné les caractéristiques de la restauration du retable.
« Il avait subi des dégradations, des moisissures et des désordres de structure », explique Georges Barthe.
Enroulement
Le retable est une construction verticale qui porte des décors sculptés ou peints, en arrière de la table d’autel. Il est classé aux monuments historiques depuis le 10 août 1904 et remarquable par son imposante silhouette, son iconographie et sa technique.
Réalisé en gypse, pierre blanche, tendre, ce retable, monochrome a de superbes nuances. Il retrace l’Annonciation, thème significatif du répertoire. « Le mouvement est très présent, les nuages qui s’en vont, rappellent l’enroulement des anges qui donnent un côté très léger », suggère Georges Barthe. « Il a fallu donner un sens iconographique et restituer la colombe ainsi que les ailes des anges qui sont plus claires que le reste et renforcent le mouvement », continue-t-il. Beau travail effectivement. Après quatre mois de travaux, étalés sur deux ans, en raison du temps de séchage, la restauration du retable aura coûté 18 600 euros.
L’assistance experte ne s’y est pas trompée, à l’instar de Marie Moréno, qui s’est déplacée d’Epône pour visiter les lieux : « Le travail qui représente la fixation des ailes est fascinant, remarquable. J’ai fait l’histoire de l’Art au Louvre et je suis en admiration devant une telle réussite. »
Les témoignages de Jean-Pierre Allouchery, responsable diocésain en arts sacrés et du prêtre du secteur, Jean-Louis Feurgard, montrent la reconnaissance de la communauté paroissiale envers le conseil municipal qui a remis en état cette petite église rurale de façon extraordinaire.
« J’ai envie de faire vivre le lieu pour que cette église trouve vie par une ouverture fréquente voire permanente. Ce merveilleux travail doit être savouré autant qu’on le veut », a avoué Jean-Louis Feurgard.
« Ce qui marque notre histoire, c’est notre patrimoine. Ce qui nous est à voir, aujourd’hui, c’est ce que voyaient nos ancêtres, il y a trois siècles. C’est donc un passage de relais, et en vous attachant avec acharnement dans cette œuvre utile, vous en êtes les transmetteurs de témoin, ce qui fait l’identité de notre région », a conclu le député Henri Cuq en direction de la municipalité.
Le prochain office religieux aura lieu le 2 novembre à 20 heures en l’église Saint-Denis et Saint-Laurent du Tertre- Saint-Denis. Une belle occasion pour admirer cette église flambant neuve.
E.B.




