« Oui, elles sont vaillantes, et relativement solidaires, reprend Audoin. Tant qu’elles auront cet état d’esprit, elles progresseront. »
Courcelles n’est certes pas l’équipe la plus forte que les Mantaises aient rencontrée, mais elle avait battu Yutz, qui n’est pas exactement le premier club venu.
Dès les premières minutes, Courcelles prend trois buts d’avance, et cet écart se maintient jusqu’à la mi-temps. De la 11e à la 27e minute, les Mantaises récupèrent ballon sur ballon. L’entraîneur de Courcelles reprochera à ses joueuses leurs multiples pertes de balle, mais Audoin fait valoir à juste titre que « ces ballons, on ne les récupère pas au hasard ». L’entraîneur de l’ASM veut dire par là que ces pertes de balle sont moins le fruit de la maladresse isolée des joueuses de Courcelles que la conséquence d’un pressing mantais efficace. Si elles n’avaient raté trois contre-attaques et un penalty au cours de cette mi-temps, les Mantaises auraient fait jeu égal avec leurs hôtes.
À la pause, Paul Audoin demande aux « demoiselles » d’être plus agressives en défense et de « harceler celle qui porte la balle ». La tactique se révèle payante, dans une certaine mesure. Mais l’expérience de Courcelles vient à bout, malgré tout, des Mantaises. L’écart se creuse donc, pour atteindre finalement huit buts (28-36), cependant que jamais les « demoiselles » ne se démontent, ne cessent de courir.
Outre le courage des joueuses de l’ASM, Paul Audoin a des raisons d’être content. Voyant plus loin, beaucoup plus loin que l’issue du match, il observe qu’en attaque « des petites choses se mettent en place ». Il dit sa satisfaction de voir Lydia Tafat inscrire des buts de loin. C’est relativement nouveau, et c’est le signe d’une confiance naissante.
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