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Ysoumaïla retrouvé 15 heures après sa disparition
L’enfant, perdu de vue dans la soirée vendredi, a été retrouvé en fin de matinée, le lendemain, dans une voiture, à quelques pas de son domicile du Val-Fourré. L’entourage de la famille et les voisins affirment que le véhicule avait pourtant été fouillé.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  10 octobre 2007
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Mody Siby et son fils, retrouvé par un policier, non loin du domicile familial.

Des cris et des larmes de joie. La disparition du petit garçon a connu une fin heureuse, samedi. À 11 h 30, l’enfant retrouvé sain et sauf dans une vieille Renault 18, à moins de cent mètres du domicile de ses parents, était à nouveau dans les bras de son père. Plusieurs dizaines de personnes, dont les proches de la famille, des voisins mais aussi des fonctionnaires de police, peuvent souffler après quinze heures de recherches intensives.

Elles ont démarré la veille, vers 19 heures, sitôt l’alerte donnée par le père d’origine malienne, Moby Siby, de retour à son domicile de la rue Godeau. Le plan national Alerte Enlèvement n’est pas mis en œuvre puisque la thèse du rapt n’est pas retenue. Celle de la disparition accidentelle paraît, à cette heure, la plus probable.

« Il est chez quelqu’un »

Une soixantaine de fonctionnaires, dont plusieurs maîtres-chiens, sont dépêchés sur place pour ratisser le quartier des Médecins. Les sapeurs-pompiers sont également sollicités pour faire de même dans le bassin d’aviron à proximité. Les recherches s’interrompent au milieu de la nuit, vers 2 h 30.

« Je n’ai pas pu dormir et sa maman s’est à peine reposée », relate le père du petit garçon, en début de matinée, samedi. Selon lui, quelques heures avant sa disparition, l’enfant avait goûté puis joué avec ses sœurs à l’extérieur avant d’être ramené à la maison.

« Il a pu en sortir seul. Il sait ouvrir une porte. S’il est toujours vivant, il est chez quelqu’un », répète Mody Siby à ses proches, au pied de l’immeuble d’où il scrute les alentours.

Les recherches s’orientent vers le centre-ville de Mantes-la-Jolie et sur le secteur de la Butte Verte, où œuvrent les gendarmes, lorsque la nouvelle tant attendue arrive vers 11 h 30. Et elle vient à quelques dizaines de mètres du père de famille qui attend rue Godeau. Un policier vient de fouiller une Renault 18 en mauvais état stationnée à proximité et tient l’enfant par la main. Il le remet vite à son père qui ne peut retenir des larmes de joie.

Interrogations

L’enquête doit toutefois se poursuivre. Mody Siby est prié de rejoindre un véhicule de police, son fils dans les bras, pour être conduit au commissariat de Mantes après des examens médicaux.

Ces instants d’émotion sont rapidement tempérés par plusieurs voisins, mobilisés pour retrouver l’enfant pendant une partie de la nuit. Ils sont affirmatifs : « Ysoumaïla n’a pas pu passer la nuit dans cette voiture. Ça n’est pas possible. On l’a regardée plusieurs fois hier et cette nuit, comme les policiers, et il n’y était pas. »

« Il était avec un adulte qui a pris peur devant la présence des policiers vendredi soir. Et il l’a déposé dans la voiture samedi », imagine un autre proche. D’après l’enquête et l’audition du petit garçon, il aurait pourtant bien passé la nuit dans le véhicule où il se serait réfugié de peur d’être sermonné par son père.

À quelques pas de chez lui, à la nuit tombante ou plus tard encore, il serait donc parvenu à ouvrir la portière d’un véhicule, stationné parmi une dizaine d’autres, puis à la refermer avant de s’y endormir sans que personne ne l’aperçoive.

L’enfant est en bonne santé, avec ses proches. C’est l’essentiel. Mais les quinze heures de disparition d’Ysoumaïla revêtent encore une part de mystère.


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